Ma Ying-jeou 
Président de la République
République de Chine

Naissance : 13 juillet 1950, Hongkong

Education

1981 : doctorat (SJD) en droit de l’université Harvard, Etats-Unis
1976 : maîtrise (LL.M) en droit de l’université de New-York, Etats-Unis
1972 : licence (LL.B) en droit de l’université nationale de Taiwan, Taipei

Carrière

2005-2007 : président du Kuomintang
1998-2006 : maire de Taipei
1998 : professeur de droit à l’université nationale Chengchi, Taipei
1996-1997 : ministre d’Etat sans portefeuille
1993-1996 : ministre de la Justice
1991-1993 : vice-ministre des Affaires continentales
1988-1991 : ministre de la Recherche, du Développement et de l’Evaluation
1981-1988 : directeur adjoint du 1er bureau de l’office de la Présidence de la République
1981: avocat associé au cabinet Cole and Deits, New-York, Etats-Unis
1981: chercheur à l’Ecole de droit de l’université du Maryland, Etats-Unis
1980-1981: juriste auprès de la First National Bank, Boston, Etats-Unis
 

Biographie du Président Ma Ying-jeou

Ma Ying-jeou a été investi président de la République de Chine le 20 mai 2008. En campagne présidentielle, il a développé les thèmes de la relance de l’économie et de la restauration des valeurs de la société taiwanaise, soit la bienveillance, la droiture, la diligence, l’honnêteté, la générosité et le sens du travail. Le jour de l’élection, c’est une large victoire qui attend Ma Ying-jeou, avec 58,5% des suffrages exprimés qui lui reviennent (7,65 millions de voix). L’élection représente la seconde transition pacifique du pouvoir politique, marquant une nouvelle avancée dans le développement démocratique de l’île. Parvenu à la tête de l’Etat, Ma Ying-jeou applique immédiatement le programme sur lequel il s’est engagé durant la campagne électorale : mesures de relance de l’économie et reprise des négociations avec la Chine continentale pour construire la paix dans le détroit de Taiwan.

Famille

Ma Ying-jeou est né à Hongkong le 13 juillet 1950. L’année suivante, lui et sa famille s’installent définitivement à Taiwan où ils résident depuis. Ma Ying-jeou est le seul garçon d’une famille de cinq enfants. Son père, Ma Ho-ling, est originaire du district de Hengshan, dans la province chinoise du Hunan. Dès ses plus jeunes années, celui-ci prend part à des manifestations patriotiques : il rejoint l’Armée de la jeunesse et combat durant la seconde guerre sino-japonaise. Pendant toute sa vie, Ma Ho-ling se dédie au service de son pays. Après la victoire contre le Japon, il occupe diverses fonctions au sein du Kuomintang et dans le gouvernement, jusqu’à sa mort en 2005, à l’âge de 85 ans. La mère de Ma Ying-jeou, Chin Hou-hsiu, consacre aussi sa vie à la fonction publique jusqu’à sa retraite. En 1977, Ma Ying-jeou épouse Chou Mei-ching qui lui donnera deux filles : Ma Wei-chung et Ma Yuan-chung. Leur famille s’agrandit avec l’adoption d’un chien errant, qu’ils baptisent affectueusement «Petit Ma ».

Education

Ma Ying-jeou est diplômé de l’une des plus prestigieuses facultés de l’île, l’Université nationale de Taiwan, où il obtient une Licence en droit en 1972. Il décroche ensuite une Maîtrise en droit de l’Université de New York en 1976 et enfin le titre de Docteur en sciences juridiques de la Faculté de droit de Harvard en 1981, avec une spécialisation en droit de la mer et en droit économique international.

Carrière politique

Lorsqu’il rentre en République de Chine (Taiwan) en 1981, Ma Ying-jeou est nommé directeur adjoint du Premier bureau de la Présidence où il occupe la fonction d’interprète en langue anglaise et de secrétaire du président Chiang Ching-kuo. En même temps, il est secrétaire général-adjoint du Comité central du Kuomintang. En 1986, le président Chiang Ching-kuo le charge des lourdes tâches de travailler à une réforme du Parlement, d’évaluer la possibilité de lever la loi martiale et d’alléger les restrictions sur les échanges entre les deux rives par exemple en autorisant les habitants de Taiwan à se rendre sur le continent pour des visites familiales.

Le 7 octobre 1986, interviewé par Katherine Graham pour le Washington Post, le président Chiang Ching-kuo annonce son intention de lever la loi martiale et l’interdiction de former de nouveaux partis politiques, un tournant déterminant dans l’histoire du développement de la démocratie à Taiwan. En tant que secrétaire du Président de la République, Ma Ying-jeou est le témoin de cette étape importante pour la civilisation chinoise.

En 1988, Ma Ying-jeou est nommé président de la Commission de recherche, de développement et d’évaluation du Yuan exécutif. Il fait aussi partie de la cellule de travail pour la création du ministère des Affaires continentales et en devient le secrétaire exécutif. Trois ans plus tard, il est désigné pour le poste de vice-ministre de cette nouvelle administration. En même temps, il siège à l’Assemblée nationale comme député hors circonscription.

En 1993, Ma Ying-jeou est nommé ministre de la Justice. A la tête de ce ministère, il lance une campagne agressive contre la corruption et le trafic de drogue. Il combat les achats de votes, le crime organisé, et il réforme le système carcéral. L’ardeur à la tâche de Ma Ying-jeou force le respect de ses pairs et de ses concitoyens, qui le considèrent comme un champion de la justice. En 1996, il devient ministre sans portefeuille. Malgré le fait qu’il n’est plus en charge de la lutte contre la criminalité, il doit démissionner l’année suivante, pour prendre la responsabilité politique d’une série de crimes particulièrement odieux, dont l’enlèvement et l’assassinat de Pai Hsiao-yan, la fille d’une célèbre animatrice de télévision. Il retourne enseigner le droit à l’Université nationale Chengchi, à Taipei.

Maire de Taipei et Président du Kuomintang

En 1998, Ma Ying-jeou se présente à l’élection municipale de Taipei, très disputée. C’est la première fois qu’il se présente à une élection et se soumet à l’examen de l’opinion publique. Il fait campagne sur le thème du professionnalisme, de l’expertise et d’une nouvelle image. Il l’emporte avec 51,13% (760 000 voix) et, 4 ans plus tard, il est réélu avec une confortable majorité de 64,11% (870 000 voix). Durant ses 8 années de mandat, Ma Ying-jeou transforme Taipei en une capitale de classe internationale. Plusieurs études dans le monde et à Taiwan placent alors la ville en tête de classement pour la qualité de vie dans la région.

En 2005, à l’issue de l’élection interne au Kuomintang, Ma Ying-jeou remporte la présidence du parti. C’est sa volonté de réforme des structures, de l’organisation et de l’image de la formation qui lui permet de séduire les jeunes militants et les modérés. Il obtient une large victoire avec 73% des votes.

Les fonds spéciaux

Le 13 février 2007, Ma Ying-jeou est mis en examen pour corruption dans le cadre de l’affaire des fonds spéciaux de la mairie de Taipei. Face aux accusations, Ma Ying-jeou réagit immédiatement. Au cours d’une conférence de presse qu’il intitule « transformer les griefs et l’indignation en force », il annonce simultanément sa démission de la présidence du Kuomintang et sa candidature à l’élection présidentielle de 2008.

Dans les jours suivant sa mise en examen, plusieurs sondages montrent que plus de 70% des personnes interrogées croient en l’innocence de Ma Ying-jeou. En août et décembre 2007, le tribunal du district de Taipei et la Haute cour de justice de Taiwan l’innocentent, une décision confirmée par la Cour suprême le 24 avril 2008. C’est une victoire définitive pour Ma Ying-jeou.

La campagne pour l’élection présidentielle

Après l’annonce de sa candidature, Ma Ying-jeou lance sa campagne présidentielle et place les Taiwanais au centre de ses préoccupations. Il parcourt l’île sans relâche, se rendant à vélo dans les bourgades et villages les plus reculés où il loge chez l’habitant. C’est ce que les médias baptisent le « long séjour » de Ma Ying-jeou. Sa sincérité, son style de campagne positif, ses compétences et son expérience lui permettent de gagner le soutien des Taiwanais. Le 22 mars 2008, il est élu président de la République de Chine (Taiwan).

La présidence

Le 20 mai 2008, Ma Ying-jeou est investi président de la République de Chine. Dans son discours d’investiture intitulé « La renaissance de Taiwan », Ma Ying-jeou s’engage à restaurer la morale en politique, à renforcer l’indépendance de la société civile et à construire un environnement économique viable, fondé sur la bonne gouvernance, l’entreprenariat et l’innovation. Créer une société juste et ouverte dans laquelle les plus défavorisés pourront bénéficier des mêmes opportunités que les autres devient la pierre angulaire du nouveau gouvernement. Ma Ying-jeou s’engage aussi à respecter le contenu et l’esprit de la Constitution de la République de Chine.

Sur le plan de la politique étrangère, Ma Ying-jeou est attaché à l’approfondissement de l’intégration politique et économique de Taiwan dans la communauté internationale et au renforcement de la coopération régionale et des relations bilatérales avec les Etats voisins, avec l’objectif de faire de Taiwan un partenaire responsable en Asie de l’Est. Sur le plan des relations entre les deux rives du Détroit, Ma Ying-jeou promeut la politique des « trois non » : pas de réunification, pas d’indépendance, pas de guerre. En particulier, il se fait le défenseur du maintien du statu quo dans le respect de la Constitution de la République de Chine et de la reprise des négociations sur la base du « consensus de 1992 ». Ma Ying-jeou appelle Taiwan et le continent à réconcilier leurs différences afin de construire une stratégie de bénéfices mutuels qui contribue au développement pacifique de la région.

Ma Ying-jeou envoie aussi ses sincères condoléances aux familles des victimes du tremblement de terre qui a frappé le Sichuan le 12 mai 2008, formulant le vif espoir d’une reconstruction rapide de la zone dévastée. Son espoir est de voir le peuple de Chine continentale profiter des mêmes libertés, de la démocratie et de l’égalité qui règnent sur cette rive-ci du Détroit.

Ma Ying-jeou a pour objectif de porter haut les idéaux qui font l’essence de l’esprit taiwanais –intégrité, générosité, droiture, diligence, tolérance et sens des valeurs. Sous sa direction, le gouvernement a pour ambition de placer en tête de ses priorités la prospérité économique et politique de l’île et de ses habitants.
 

 

 
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