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Les besoins sanitaires et médicaux de Taiwan
- Taiwan est privée d’accès à l’information en Temps réel.
Taiwan est privée d’accès à l’information en Temps réel qui lui permettrait de mettre à jour sa connaissance sur la prévention et le contrôle du SRAS, car les experts taiwanais ne peuvent pas participer aux colloques tenus par l’OMS, dans lesquels ils pourraient directement échanger avec d’experts. Par exemple, Taiwan n’a pas pu participer aux rencontres organisées pour les experts des pays membres de l’OMS durant l’éruption du SRAS l’année dernière, et par conséquent, Taiwan n’a pu formuler ses stratégies que sur la base des directives annoncées sur le site de l’OMS durant mars 2003. C’est seulement à la fin du mois d’avril, lorsqu’une infection interne à grande échelle s’est produite dans l’hôpital Hoping, que la lacune importante dans le réseau de sûreté pour la lutte contre le SARS a été révélée, et que l’OMS commença à répondre aux demandes de Taiwan pour de l’information à jour et envoya enfin des experts à Taiwan au début du mois de mai. Taiwan s’est alors rendue compte qu’il y a un retard entre les informations disponibles sur le site de l’OMS et la toute dernière information. De plus, les experts taiwanais n’ont pu participer aux rencontres organisées par l’OMS au sujet du SRAS qu’à partir de mi-mai.
Durant l’éruption de la grippe aviaire cette année, Taiwan a à nouveau été exclue des rencontres organisées à ce sujet comme le colloque sur l’influenza tenu du 16 au 18 mars cette année. Ce manque d’accès aux informations en temps réel dans la prévention et la lutte contre les maladies infectieuses affecte en fait aussi les efforts globaux de contrôle et de prévention de ces maladies. Il est donc impératif que Taiwan participe à ces différentes rencontres et activités et qu’elle ait des échanges directs d’information avec les experts internationaux de la médecine et de la santé.
- Distributions de ressources pour le contrôle des maladies.
L’OMS a un mécanisme pour distributer les vaccins et les ressources anti-épidémiques. Cependant, si et lorsqu’une épidémie internationale éclate, Taiwan ne peut pas recevoir les vaccins et les ressources anti-épidémiques car elle n’est pas membre de l’OMS. Ceci a un impact négatif significatif sur ses efforts de contrôle des maladies. Les vaccins contre l’influenza n’étant pas inclus dans le système de distribution de l’OMS, d’autant plus que leur production est limitée, si une épidémie internationale surgit, leur disponibilité sera certainement limitée. ll est alors nécessaire que lorsque le besoin est là, une quantité suffisante de vaccins soit également mise à la disposition de Taiwan, et que les pays producteurs de vaccins nous fournissent les souches de virus de la grippe ainsi que la technologie relative à la production des vaccins.
- Taiwan a besoin d’accéder aux tests reférenciés de laboratoire.
Taiwan n’a aucun canal direct pour acheter sur le marché les produits référenciés tels que les drogues sous contrôle, les vaccins et les produits sanguins. Ceci a certainement un impact négatif sur les tests de laboratoire sur l’abus de drogues et sur les effets des vaccins et des produits sanguins. Nous avons besoin d’autres canaux pour obtenir ces produits.
- Taiwan a besoin de l’assistance de spécialistes pour la réhabilitation des toxicomanes.
L’abus des drogues était précédemment considéré comme un crime à Taiwan. Depuis la promugation des Réglements sur le contrôle des produits narcotiques en 1998, les toxicomanes sont considérés comme des patients malades et des traitements de désintoxication sont offerts. Cependant, Taiwan a urgemment besoin d’établir un modèle de traitement plus efficace pour améliorer l’efficacité des soins. Pour ce faire, nous avons besoin de l’aide et de l’expérience de spécialistes internationaux dans ce domaine.
- Taiwan souhaite participer au Codex Alimentarius pour l’élaboration et de l’amendement des normes alimentaires.
Le Codex Alimentarius, Commission créée par accord entre la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) et l’OMS, est chargé principalement de l’élaboration et de l’amendement des normes alimentaires dans le but de protéger la santé des consommateurs et d’assurer le commerce loyal et équitable des aliments. Taiwan est maintenant membre de l’OMC, et selon les règlements de l’OMC, elle doit respectez les règlements du SPS (Accord sur l’application des mesures sanitaires et phytosanitaires) et du TBT (Accord sur les obstacles techniques au commerce). Néanmoins, les représentants de Taiwan n’ont pu participer à aucune réunion ou discussion du Codex Alimentarius. Nous espérons pouvoir suivre et agir en accord avec les normes internationales sur les sujets qui ont un rapport étroit avec la santé du peuple taiwanais, comme les tests de laboratoires pour la sécurité alimentaire et les mesures de quarantaine pour les animaux et plantes.
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