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DOSSIER
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PHOTOS DE CNA
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ersonne
n’aurait cru qu’un jour, cette jeune inconnue classée
à la 158e place du classement ATP pourrait parvenir en quart
de finale du simple dame dans un tournoi du Grand Chelem. C’est pourtant
l’exploit que Hsieh Su-wei a réalisé cette année,
à l’Open d’Australie, à Melbourne, où elle a été
la première Taiwanaise à atteindre ce niveau.
Même si elle a
perdu 2-6/2-6 contre la numéro 1 mondiale Justine Henin, Hsieh Su-wei
avait tout de même sorti du court Klara Zakopalova, Sybile Bammer et
Aravane Rezai. «
Le succès de Hsieh
Su-wei est la preuve que le tennis taiwanais est en train de percer
»,
affirme Yeh Cheng-yan, le président de
Yeh Cheng-yan se
félicite aussi des excellentes performances des équipes qui
évoluent en double dames, avec notamment Chuang Chia-jung et Chan
Yung-jan qui se sont hissées jusqu’en finale de l’Open
d’Australie et de l’US Open en 2007.
« J’ai une grande confiance dans leur tennis. Je suis sûr qu’elles ramèneront d’autres victoires avec l’expérience qu’elles vont acquérir dans les prochaines compétitions, comme cette année aux Jeux olympiques de Pékin » , observe Yeh Cheng-yan.

Chuang Chia-jung (à d.) et Chan Yung-jan (à g.) sont allées en finale de l’US Open en 2007.
Née en 1985
à Kaohsiung dans la ville portuaire du sud, Chuang Chia-jung est
droitière et se distingue par son puissant revers à deux mains.
Elle est devenue professionnelle en 2001. Si elle n’est que la 177e
meilleure joueuse mondiale en simple dame, elle et sa partenaire se classent
à la 7e place du classement ATP pour le double dames. En
très peu de temps, la jeune femme a accumulé bon nombre de
victoires au niveau international.
Chan Yung-jan, sa
partenaire, est elle aussi droitière. Elle est née en 1989,
à Taichung. Dès l’âge de 6 ans, elle s’empare
d’une raquette de tennis sous l’œil attentif de son
père qui reste aujourd’hui son entraîneur attitré.
Elle débute sa carrière professionnelle en 2004 remportant
tournoi sur tournoi. Elle se hisse à la 50e place mondiale en
simple et à la 8e en double. «
Beaucoup
de gens ici ont été émus de voir ces jeunes Taiwanaises se
battre pendant des années pour figurer dans le classement mondial et y
progresser
», dit Yang Jong-her, l’ancien ministre des
Sports.
Dans le
passé, Taiwan n’a produit qu’une seule joueuse de classe
internationale, Wang Shi-ting, dont la carrière professionnelle a
débuté en 1985 et s’est terminée en 2000 alors
qu’elle occupait la 26e place au classement ATP. «
L’histoire de son père qui l’a entraînée
seul, malgré des difficultés financières, pour en faire
une joueuse professionnelle de stature internationale est un exemple et une
source de fierté pour les Taiwanais
», affirme
l’ancien ministre.
Mais les hommes ne
sont pas en reste avec Lu Yen-hsun, Wang Yeu-tzuoo et Yang Tsung-huang, lesquels
représentent la nouvelle génération du tennis masculin
insulaire. Nés dans les années 80, Lu Yen-hsun et Yang
Tsung-huang ont fait leur entrée dans le classement mondial,
respectivement à la 96 e et à la 85e
places. Pour Yang Jong-her, le tennis est un sport qui nécessite un
encadrement et un entraînement sur le long terme, ce qui suppose de la
part de l’Etat un effort particulier. Le ministère a ainsi mis en
place une série de programmes misant sur les athlètes dont le
potentiel permet d’espérer qu’ils mèneront une
carrière internationale. «
C’est
important de mettre les ressources publiques au service de nos sportifs
»,
note-t-il.
Yang Tsung-huang à Roland-Garros,
cette année.
Pour Yeh Cheng-yan,
l’accueil de tournois internationaux à Taiwan est aussi un moyen
de donner plus de chances aux athlètes insulaires. L’organisation
de
«
Bien que nous ayons perdu, nos joueurs ont montré qu’ils
étaient capables de faire face à des adversaires de classe
internationale, ce qui nous donne de l’espoir pour l’avenir
»,
remarque Yeh Cheng-yan.
Malgré tout, l’île souffre d’un
manque d’installations aux normes internationales, ce qui empêche
le bon développement de ce sport. «
Nous
avons acquis une expérience conséquente dans l’accueil des
tournois. Nous avons aussi d’excellents joueurs mais le manque de
terrains aux normes nous empêche d’accueillir les plus grandes
rencontres, regr…ette Yeh Cheng-yan.
Une
fois que ce retard sera rattrapé, le tennis insulaire prendra
certainement un nouvel essor ! »
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