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Le système éducatif en pleine révolution

PD: 07/11/99

L'enseignement à Taïwan est en passe d'être profondément bouleversé à la suite de l'adoption, le 4 juin, d'une nouvelle législation destinée à entrer en vigueur prochainement.

 En transformant le cursus scolaire actuel, la réforme met fin à un système d'enseignement longtemps critiqué en particulier pour son manque de souplesse et ses lourdeurs lesquels, lui reprochait-on, laissaient peu d'espace à la créativité et à l'initiative individuelle.

 Le temps de mettre en place les nouvelles mesures, environ trois ans selon les experts du ministère de l'Education, et c'est une révolution qui attend les enfants de l'île.

Les grandes nouveautés porteront principalement sur la durée de la scolarité obligatoire qui passe à 12 ans, sur la durée même de la semaine de cours qui est écourtée à 5 jours et sur le contenu des programmes dont les grandes lignes pourront être aménagées en fonction des desiderata des enseignants et de la direction de chaque établissement scolaire, dans un cadre qui reste fixé, bien sûr, par le ministère.

Il y a déjà longtemps que les autorités en charge de l'éducation avaient défendu l'idée d'un allongement de la durée de la scolarité obligatoire à douze années dans le souci d'adapter l'enseignement aux nécessités actuelles et de mieux préparer la jeunesse aux évolutions de la société moderne à Taïwan.

Bien accueilli par les parents qui se félicitent de ce changement, le passage prévu à la semaine de cinq jours s'inscrit également dans cette logique, au moment où la population active et les entreprises s'engagent dans la même voie.

 C'est une préoccupation identique qui a poussé à la refonte des programmes, répondant enfin aux critiques qui se multipliaient.

 Le système en vigueur pour encore quelque temps impose huit matières obligatoires dans le primaire. Les élèves du secondaire en ont 20, avec un nombre d'heures fixe pour chacune d'entre elles, quel que soit l'établissement. Quant aux manuels scolaires, répondant eux aussi à une norme stricte et unique, ils sont tous édités par la même institution publique.

Cette uniformité appartiendra donc bientôt au passé puisque le nouveau cursus établit sept grands champs d'études, aux définitions élargies. Sont ainsi distingués les sciences sociales, les langues, les mathématiques, la santé et l'éducation physique, les sciences naturelles et la technologie, les arts et les sciences humaines, ainsi que les activités hors programme, telles que l'informatique, l'éducation sexuelle ou une sensibilisation à l'environnement.

 Les écoles auront une plus grande liberté dans le choix du nombre d'heures de cours réservées à chacune de ces disciplines, seules quelques grandes lignes directrices étant fixées, notamment dans l'enseignement des langues étrangères auquel une attention toute particulière est accordée.

 En outre, la publication des manuels pourra être confiée aux maisons d'édition privées, à charge pour elles d'obtenir l'aval des autorités de l'Education. La liste de ces ouvrages sera alors proposée aux établissements scolaires qui auront la liberté de choisir ceux qui leur conviennent le mieux.

 Pour assurer le succès du nouveau système, le ministère proposera aux enseignants une formation spéciale pour les aider dans la transition qui les attend.

 



 
 

Main-d'oeuvre étrangère dans l'île

Une intégration souhaitée et encouragée

PD: 07/11/99

La ville de Taïpei a organisé le 27 juin au Stade municipal une grande fête, sous la présidence du maire de la capitale, M. Ma Ying- jeou, laquelle a rassemblé plusieurs milliers de travailleurs étrangers contractuels, alors en congé pour l'occasion.

 Sous le thème " Nous sommes une famille ", ce festival fait partie des efforts de la municipalité en faveur d'une amélioration des conditions de vie de la main-d'oeuvre étrangère travaillant à Taïpei.

 Au cours de la manifestation, M. Ma Ying-jeou a accepté de bon coeur un bain de foule. Il a pu partager quelques mots et plaisanteries avec ses invités étrangers.

 Devenu principale attraction de cette fête, il a donné de nombreux autographes et s'est fait prendre en photo avec plusieurs participants qui lui ont vivement témoigné leur admiration. Ne voulant décevoir personne, il a pris le temps d'honorer les multiples sollicitations de ses invité(e)s, pourtant exprimées en malais-indonésien, tagalog, thaï ou autres langues et dialectes étrangers.

 Dans une interview, le maire de Taïpei a déclaré vouloir accorder les mêmes avantages sociaux aux travailleurs étrangers que ceux offerts à ses compatriotes insulaires afin de les aider à mieux intégrer le milieu dans lequel ils vivent.

 " Pour atteindre sa réputation de ville internationale, Taïpei doit prendre soin des diverses communautés qui la composent, y compris celles d'origine étrangère ", a insisté M. Ma Ying-jeou.

 Le maire de la capitale, pour clôturer ces festivités, a tenu à remercier ses invités de l'aide et de la contribution qu'ils apportent à l'amélioration de la vie dans la capitale. Il a insisté sur l'importance du respect des lois locales, grâce auquel des relations saines peuvent être établies entre différentes communautés.

 Plusieurs invités d'honneur, des responsables municipaux, ainsi que les chefs des représentations commerciales et culturelles de quatre pays (Indonésie, Malaisie, Philippines et Thaïlande), qui ont une forte population de travailleurs contractuels à Taïwan, MM. Ramon Bangun, d'Indonésie, Yusof Ahmad, de Malaisie, Ernesto Garrido, des Philippines, et Jullapong Nonsrichai, de Thaïlande, se sont notamment joints au grand lâcher de ballons marquant le début des festivités.

 Des spectacles de danses folkloriques thaïlandaises et indonésiennes ont été présentés, en même temps qu'était organisé un concours de buveurs de Coca-Cola. La fête a attiré de nombreux Taïpéiens, y compris des résidents occidentaux.

 Un grand buffet aux couleurs, parfums et saveurs exotiques a couronné l'événement, tandis que M. Ma Ying-jeou était ovationné par la foule des participants lorsqu'il leur a assuré qu'ils avaient les mêmes droits que les autres Taïpéiens et qu'il était aussi leur maire.

 Le représentant indonésien à Taïpei, M. Ramon Bangun, s'est félicité de cette initiative qui a permis de rapprocher les communautés locale et étrangère. Il a rendu hommage au travail accompli ici par ses 25 000 compatriotes qui contribue au rapprochement entre Indonésiens et Chinois de Taïwan, tissant ainsi une interaction culturelle entre les deux peuples.

 Les autorités municipales projettent de renouveler cette expérience en organisant dans un avenir proche d'autres événements afin de mieux répondre aux besoins des différentes communautés de la capitale.