Le gouvernement et l'Assemblée nationale de la République de Chine ont fermement condamné les violences et les atrocités dont les membres de la communauté chinoise en Indonésie ont été victimes lors des émeutes dans ce pays au mois de mai.
Le 29 juillet, exprimant sa grave préoccupation, le Premier ministre de la République de Chine, M. Vincent Siew, a espéré que le gouvernement indonésien saurait faire toute la lumière sur cette affaire afin d'éviter que de tels événements ne se reproduisent à l'avenir.
M. Jason Hu, le ministre des Affaires étrangères, de Taïpei, a peu après rendu public un communiqué condamnant fermement les exactions commises contre les populations d'origine chinoise en Indonésie et parmi elles, en particulier, les femmes qui ont été par centaines la cible de viols collectifs et de crimes sexuels.
Indiquant que le bureau de représentation de Taïpei en Indonésie était intervenu à de nombreuses reprises auprès des autorités de Jakarta, M. Hu a, au nom du gouvernement de la République de Chine, fermement condamné ces actes de barbarie, appelant à la protection des droits fondamentaux des Chinois d'Indonésie.
Il a d'ailleurs demandé au bureau de représentation de Taïpei dans ce pays d'aider à localiser les victimes afin de les assister et de les encourager à témoigner, sous la protection des autorités locales. La République de Chine est prête à offrir son aide aux femmes chinoises qui ont souffert de ces persécutions et désireraient se rendre dans l'île pour y recevoir des soins ou un traitement médical.
" Nous demandons au gouvernement indonésien de prendre des mesures concrètes et efficaces pour assurer la protection des investisseurs taïwanais et des membres de la communauté d'origine chinoise, ainsi que que leurs biens et propriétés dans ce pays ", a déclaré le ministre des Affaires étrangères, de Taïpei.
Le même jour, l'Assemblée nationale de la République de Chine a adopté une motion condamnant également les atrocités commises en Indonésie et appelant à une réaction de la communauté internationale.
A l'issue de la 2e conférence annuelle des ministres des Affaires étrangères, tenue à Taïpei, entre la République de Chine et quatre de ses alliés diplomatiques des Antilles (Dominique, Grenade, Saint-Kitts et Niévès, Saint Vincent et les Grenadines), un communiqué commun a été signé le 31 juillet réaffirmant la volonté des participants de promouvoir une plus ample coopération multilatérale dans plusieurs domaines, contribuant puissamment au renforcement des liens politiques, économiques, culturels et technologiques. M. Jason Hu, le ministère des Affaires étrangères de la République de Chine, s'est d'ailleurs félicité des progrès déjà réalisés sur ce terrain entre son pays et les quatre alliés antillais.
M. Norris Charles, ministre des Affaires étrangères de la Dominique, a révélé que la Chine continentale s'activait auprès des pays riverains de la mer des Caraïbes en offrant aides financières importantes et privilèges commerciaux attractifs.
M. Raphael Fletcher, ministre des Affaires étrangères de la Grenade, a indiqué que les Etats de cette région du globe n'interviendraient pas dans les relations interchinoises et que son pays soutiendrait la candidature de Taïpei aux Nations unies.
M. Denzil Douglas, Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de Saint-Kitts et Niévès, a encouragé Taïwan à se faire entendre dans la communauté internationale sans, toutefois, provoquer l'hostilité ou la confrontation.
M. Chiefton Allan Cruickshank, ministre des Affaires étrangères de Saint-Vincent, s'est déclaré convaincu que la conscience mondiale finirait par s'éveiller devant les efforts déployés par la République de Chine pour relever son profil international permettant alors à Taïwan de devenir un membre à part entière des Nations unies.