Participant à l'action humanitaire internationale en faveur des réfugiés afghans, la Fondation d'Entraide de la Compassion bouddhique Tzu Chi, de Taïwan, a livré début janvier plusieurs tonnes de nourriture, de vêtements et de médicaments à plus de 40 000 réfugiés dans le pays.
Ses opérations de sauvetage se sont principalement concentrées sur le camp d'Aiback, dans le nord de l'Afghanistan, ainsi que sur deux autres camps de réfugiés près de la frontière afghano-iranienne.
Fidèle à son principe de compassion en apportant ses dons directement aux nécessiteux, la fondation bouddhique a dépêché sur place dix bénévoles, répartis en deux équipes chargées de convoyer les secours en nature. Ils se sont rendus une dizaine de jours début janvier en Afghanistan pour y distribuer les dons. Grâce à la campagne en faveur des réfugiés afghans lancée en novembre dernier, la solidarité des Taïwanais a permis à Tzu Chi de rassembler des milliers d'articles (vêtements d'hiver, chaussures, couvertures, etc.), ainsi que des médicaments offerts par diverses associations privées de l'île.
A leur retour à Taïwan, faisant le point de leur mission devant la presse le 23 janvier, les bénévoles ont déclaré que, des nombreux pays qu'ils avaient visités, l'Afghanistan leur avait paru certainement l'une des contrées les plus durement éprouvées à la fois par les calamités naturelles et par les désastres de la guerre.
Ils ont précisé qu'à leur arrivée sur place, ils avaient eu des difficultés à distribuer les dons, tant les réfugiés se méfiaient des étrangers. Sous la férule des Talibans et vivant en vase clos, les Afghans avaient été activement soumis à une propagande qui leur affirmait que leurs difficultés étaient " l'oeuvre " des étrangers. Heureusement, après deux jours de contacts, se sentant plus à l'aise, ils finirent par accepter l'aide de la fondation taïwanaise.
Les bénévoles de Tzu Chi ont réaffirmé que cette première opération n'avait eu pour but que de pallier à la détresse pressante des réfugiés en leur apportant un secours matériel qui leur permettra de tenir au moins durant les deux mois d'hiver à venir. Etant donné l'urgence de la situation, il reste encore beaucoup à accomplir, l'aide apportée étant encore insuffisante, a assuré M. Huang Szu-hsien, le chef d'une des deux équipes de secours, ajoutant que d'autres opérations de même type sont prévues dans les mois qui viennent.
Tzu Chi, l'association caritative privée de Taïwan, dirigée par la Vénérable Cheng Yen, de confession bouddhique, apporte partout dans le monde des secours aux victimes de calamités naturelles ou autres. Elle a commencé à se tourner vers l'extérieur en 1991 pour aider les victimes des grandes inondations en Chine centrale et de l'Est.
Depuis 1995, elle collabore avec l'organisation non gouvernementale française Médecins du Monde aux actions humanitaires internationales comme celles qui ont été menées en faveur des Nord-Coréens éprouvés par une grande famine ou des Cambodgiens, après les graves inondations du Mékong, ou encore des habitants d'Amérique centrale, après le passage d'ouragans dévastateurs.
A Taïwan en septembre 1999, ses efforts déployés dans les régions sinistrées
par le tremblement de terre ont vivement impressionné la population insulaire.
Si la loi de l'immigration de la République de Chine à Taïwan, révisée en mai 1999 dans un sens favorable aux étrangers, leur permet, sous certaines conditions, de séjourner ici en permanence, les dispositions légales d'ensemble ont cependant conservé une certaine rigidité et une étroitesse dans les textes. Ainsi, il y a encore des étrangers qui, malgré une activité de longue date dans l'île contribuant au développement de la société taïwanaise, ne peuvent obtenir satisfaction à leur demande de résider en permanence dans l'île.
En vertu de la réglementation générale en vigueur, un ressortissant étranger qui vit à Taïwan depuis plus vingt ans n'est pas automatiquement habilité à résider en permanence, s'il n'a pas " résidé légalement " dans l'île durant les sept années précédant sa demande, à raison d'au moins 270 jours (neuf mois) chaque année.
Parce qu'elle se trouve dans ce cas, Mme Doris Brougham, âgée bientôt de 80 ans, ne peut obtenir la résidence permanente, bien qu'ayant vécu à Taïwan depuis 1962. Pourtant, durant ses longues années passées dans l'île, elle a joué un rôle important dans l'enseignement de la langue anglaise grâce à un périodique populaire qu'elle a fondée.
Pour les mêmes raisons, M. Ted Skiles, missionnaire chrétien américain, et son épouse ne réunissent pas non plus les conditions requises pour obtenir la résidence permanente. Venus il y a 33 ans à Taïwan, les époux Skiles ont établi et dirigé la Maison de l'Amour de Dieu, un orphelinat situé près du Lac de la Fleur de Prunier, à Ilan, dans le nord-est de l'île. Ils indiquent que, malgré tout le temps vécu ici, il leur faut encore renouveler tous les ans leur permis de séjour " temporaire ".
Prenant leur défense, le député nationaliste (Kuomintang), M.
Apollo Chen, de l'opposition parlementaire, leur a promis courant janvier
de tout mettre en oeuvre pour faire valoir leur droit de résider en permanence
dans l'île, en vertu de la dette de Taïwan envers ces étrangers qui l'ont
servie si longtemps. Devant la nouvelle législature, qui est réunie depuis
le 1er février, il entend proposer un amendement qui permettra aux étrangers
séjournant ici depuis plus de vingt ans d'y résider en permanence, pourvu
qu'ils aient au moins habité dix années consécutives dans l'île, à raison
d'au moins 183 jours (six mois) chaque année.
Le Serpent s'en va, et le Cheval arrive. Ainsi, en Chine, passe-t-on d'une année à l'autre. Presque tout le monde sait que les Chinois comptent les ans en les plaçant sous le signe de douze animaux tirés de leur zodiaque -- dans l'ordre, le rat, le boeuf, le tigre, le lapin, le dragon, le serpent, le cheval, la chèvre, le singe, le coq, le chien et le cochon. Mais peu apprécient réellement l'impact de ce zodiaque, à travers lequel les Chinois s'identifient, et la part qu'il joue dans leur vie de tous les jours.
Depuis les temps les plus anciens, les personnes de toutes les couches de la société chinoise ont pratiqué des rituels qu'ils estiment indispensables et de bon augure pour accueillir l'animal sous le signe duquel est placée l'année qui commence. Par exemple, le symbole zodiacal devient un thème artistique et artisanal pour la fabrication de lampions traditionnels de papier qui seront exposés durant la fête des Lanternes, célébrée quinze jours après le Nouvel An chinois.
Une vie durant, les Chinois traversent plusieurs cycles de douze ans. Néanmoins, pour noter un événement, c'est l'animal zodiacal désignant l'année où il a eu lieu qui leur vient tout de suite à l'esprit. Cette association d'idées entre le fait et le symbole permet d'entretenir avec vivacité le souvenir, même d'un passé ancien. Ou encore, pour connaître l'âge d'un interlocuteur, les Chinois demandent avec courtoisie à quel signe il appartient.
Chaque animal du zodiaque chinois comporte des traits distinctifs
que la personne née sous son signe est supposée refléter. Ainsi, on consulte
couramment un astrologue pour connaître son horoscope avant de prendre
une décision importante pour la vie. Les douze animaux du zodiaque sont
probablement les archétypes les plus profondément ancrés dans la conscience
des Chinois.
Le cycle séxagésimal
Les Chinois comptent le temps selon un cycle sexagésimal, comportant
soixante années. Chaque année porte un nom composé de deux caractères cycliques
lui donnant sa signification symbolique et son ordre numérique. Le premier
caractère est tiré d'une série de dix, appelés Troncs célestes, et le second
d'une autre série de douze, ou Rameaux terrestres. Juxtaposés, ils forment
les uns à la suite des autres le système sexagésimal.
Les Troncs célestes, groupés par paire, sont les symboles des cinq éléments traditionnels discernés par les Anciens Chinois -- le bois, le feu, la terre, le métal et l'eau. Chacun d'eux comporte en lui, sous l'action des forces du yin (passif) ou du yang (actif), un élément positif ou négatif. Les Rameaux terrestres représentent les animaux du zodiaque chinois avec leur spécificité correspondante.
Le nom et le rang cyclique de l'année chinoise tombant en 2002 correspond à l'année du Cheval placée sous le signe de l'eau et essentiellement positive. Elle se place au 19e rang dans le 79e cycle sexagésimal, soit l'an 4699 depuis la fondation (légendaire) de l'Empire du Milieu par l'Empereur Jaune (ou Huang Di).
Selon les documents historiques, le système sexagésimal est pour la
première fois mentionné dans le plus ancien recueil de poésies chinoises,
le Livre des Odes (ou Shijing), qui est une compilation d'histoires transmises
oralement depuis le XIe siècle avant l'ère chrétienne.
Le symbole du cheval
D'une manière générale, le cheval a grandement influencé la civilisation
chinoise, restant un élément privilégié dans la vie, la circulation des
biens et des idées, l'art de la guerre, les loisirs et un thème de valeur
dans la littérature et les beaux-arts. Ainsi, on le trouve dépeint à l'encre
et au lavis dans la peinture ancienne, à l'aquarelle dans des temps plus
modernes, ainsi que sculpté ou gravé sur le bronze, l'or et le jade, et
façonné en céramique depuis l'antiquité. Il a une place de choix dans les
fresques de la dynastie Han (206 av. J.-C. - 220 ap. J.-C.) ou les figurines
tricolores de la dynastie Tang (618-907).
L'empereur Li Longji, ou Xuanzong (règne 712-754), de la dynastie Tang, adorait tant les chevaux qu'il possédait, dit la légende, plus de 40 000 coursiers dans ses écuries. De nombreux artistes de cette époque furent renommés pour leurs peintures d'animaux. Han Gan (720-780), qui vivait dans la capitale impériale de Chang'an (auj. Xi'an, dans le Shaanxi), acquit une grande réputation et devint le peintre favori de l'empereur.
Les chevaux furent également vantés dans les belles-lettres sous cette dynastie. Le poète Du Fu (712-770), un contemporain de Han Gan, n'a-t-il pas écrit un poème de vingt strophes célébrant les animaux. Il redigea un passage fameux sur son ami Han Gan avec qui il partageait le même amour pour les chevaux.
Loué depuis l'enfance, notre ami Han [Gan se tient
tout seul,
Décrivant avec minutie le cheval sous [toutes ses
formes
Hélas, il n'a peint que la chair (la robe) [et non
les os (l'allure),
Des bêtes si splendides, mais bien vite [hors d'haleine,
bien sûr!
On voit même apparaître le cheval dans l'antichambre de la philosophie
chinoise. Sous les Royaumes combattants (475-221 av. J.-C.), le dialecticien
Gongsun Long (320-250 av. J.-C.) est fameux pour son Discours du cheval
blanc, qui arguë qu'un cheval blanc n'est pas un cheval afin d'établir
une conclusion contraire au bon sens. Le discours est très important pour
l'histoire de la philosophie chinoise, laquelle s'oriente soit vers le
mysticisme, soit expose un raisonnement de bon sens. Après Gongsun Long,
les philosophes se sont mis à cultiver la notion du paradoxe par le biais
d'une argumentation raisonnée.
Expressions littéraires
Les douze animaux du zodiaque sont largement employés dans les expressions
de la langue courante, et le cheval n'y fait pas exception. Ma dao cheng
gong, littéralement " avec l'arrivée du Cheval, vient le succès ", est
un voeu qui sera certainement adressé à chacun durant ce Nouvel An, en
guise de souhait pour une année pleine de prospérité.
Un autre proverbe, Hai qun zhi ma, fait référence au cheval qui cause du tort au troupeau. La citation vient du philosophe taoïste Zhuangzi (369-286 av. J.-C.) et fait allusion à l'individu qui, se tenant à l'écart de la société, refuse d'en partager les aspirations ou de contribuer aux objectifs communs. Une brebis galeuse en quelque sorte.
Une histoire de cheval pleine de charme enseigne comment une suite d'événements peut avoir des conséquences imprévisibles, aussi ne sert-il à rien de s'enthousiasmer ou de se lamenter trop vite. Vivant près de la Grande Muraille, qui protégeait les populations chinoises des ennemis nomades des steppes du nord de la Chine, un vieux paysan perdit un jour son cheval qui s'était échappé au-delà des remparts et n'était pas revenu à l'écurie. Des amis accoururent consoler de cette perte le vieil homme qui n'affichait cependant aucune tristesse. Haussant les épaules, il leur dit qu'il s'agissait peut-être, après tout, d'une bonne chose.
Plusieurs mois s'écoulèrent, le cheval égaré revint, accompagné d'un tarpan venu des steppes du nord. Les amis du vieil homme s'assemblèrent de nouveau autour de lui pour le féliciter de sa chance. Il repoussa leurs félicitations excessives, indiquant prudemment que ce retour était peut-être porteur d'un malheur. Et il avait vu juste: peu après, son fils se cassa les jambes en tentant de monter la bête indomptée. Les voisins réapparurent pour s'apitoyer sur ce sort malencontreux. Le vieil homme, d'un air sagace, leur dit: " Ne soyez pas peinés, mes amis, cette infortune m'apportera sûrement quelque réconfort. "
Un an plus tard, l'ennemi du Nord ayant franchi la Grande Muraille,
tous les hommes de la région furent enrôlés pour le combattre. Le fils
du vieil homme, encore convalescent et donc dans l'incapacité de faire
un bon soldat, fut exempté et put survivre.
Les natifs du Cheval
Comme dans les horoscopes occidentaux, chaque animal du zodiaque chinois
est doté d'un caractère qui lui est propre qui se reflète chez les personnes
nées sous son signe. Ainsi, les natifs du Cheval ont l'esprit vif ; ils
sont agiles, diligents, indépendants et respectueux de leurs aînés. Ce
sont des gens d'action et, leur décision prise, ils vont jusqu'au bout.
Quoiqu'intelligents et amicaux, ils agissent parfois en égoïste.
Les " Chevaux " semblent accomplir facilement leurs objectifs durant la jeunesse mais doivent user de patience pour soutenir ce succès quand ils sont entre deux âges. Ils ont de bonnes dispositions pour l'art et l'éducation et excellent dans la science et la poésie.
Gengis khan (1162-1227), fondateur de la dynastie mongole, était un Cheval. Il bâtit, par son étendue, le plus vaste empire que le monde ait connu. Il conquit l'Asie centrale jusqu'aux confins de l'Europe centrale.
Parmi d'autres natifs du Cheval, on peut citer le grand savant Louis Pasteur (1822-1895), les hommes de lettres Pierre Corneille (1606-1684), André Chénier (1762-1794) et Alfred de Musset (1810-1857), et des hommes d'Etat, le président René Coty (1882-1962), le Premier ministre Michel Rocard (n. 1930), ainsi que plusieurs dirigeants qui ont présidé aux destinées de leur pays, Ulysses Grant (1822-1885), Vladimir Lénine (1870-1924) ou Franklin Roosevelt (1882-1945).
Le lancement fin janvier de la loterie automatisée, le loto, a suscité une telle fièvre des paris dans l'île que des millions de Taïwanais n'ont pas hésité à tenter leur chance. Jusqu'au dernier moment, le 22 janvier à 19h, les queues formées par les joueurs se sont allongées devant les presque 3000 points de vente sélectionnés.
Au cours des douze heures qui ont précédé la clôture des paris, la frénésie a été à son comble, le chiffre d'affaires des ventes de tickets atteignant alors 265 millions de TWD. Rien que pour ce premier tirage, plus de 15 millions de tickets ont été vendus, à 50 TWD pièce. Au total, durant sa première semaine d'existence, le loto taïwanais a généré plus de 776 millions de revenus, dont 434 millions qui ont été partagés entre les gagnants, une fois les taxes et frais déduits.
L'exact montant des prix remis varie à chaque fois, en fonction du total des paris. Pour remporter le gros lot, il faut trouver les six bons numéros et les gains sont partagés si plusieurs ont joué la combinaison gagnante. Des prix sont également remis aux joueurs qui ont obtenu de trois à cinq numéros sur les sept -- six plus le complémentaire -- qui sont tirés au sort.
Mais il faut peut-être chercher ailleurs les vrais gagnants du nouveau jeu, au premier rang desquels on retrouve le fisc qui en retirera une source de revenus substantielle. C'est un pactole correspondant à 35% du revenu total des ventes de tickets que se partageront à chaque tirage l'Etat et les collectivités locales, au titre des impôts.
Parmi les autres bénéficiaires, on compte le fabricant d'ordinateurs Acer, qui a apporté le savoir-faire technologique pour organiser le tirage informatisé. La firme taïwanaise devrait en retirer un profit évalué à 2 milliards de TWD chaque année.
Quant à Taipei Bank, qui détient la licence d'exploitation, elle table sur un revenu d'un demi-milliard par an. Les acteurs financiers ont déjà parié sur le succès de l'opération : la cote de l'action en bourse de la banque a rapidement progressé dans les jours qui ont suivi le lancement du loto.
Si le gros lot du premier tirage -- un peu plus de 136 millions de TWD -- n'a pas été remporté, les six heureux gagnants du second rang, outre leur chèque de 7 millions, ont pu recevoir, s'ils le désiraient, les conseils d'un psychiatre ou l'avis d'experts financiers tout spécialement désignés par Taipei Bank.
Lorsqu'on se rend dans un de ces petits restaurants si nombreux dans l'île, il est courant d'être servi dans des couverts jetables en plastique. Et quand vous allez chez votre commerçant, ce que vous achetez vous est en général remis dans un sac également en plastique. C'est peut-être pratique, mais ce n'est pas écologique. Lorsqu'ils sont jetés à la poubelle, ces couverts, ces sacs causent de graves problèmes de recyclage que le gouvernement entend résoudre par une série de mesures drastiques.
L'Office de la Protection de l'Environnement (EPA) vient d'annoncer que, pour réduire l'énorme quantité de déchets produite par ces couverts et sacs en plastique, leur usage dans les restaurants et les commerces allait bientôt être strictement limité. Pour le côté symbolique, c'est la date officielle de la Journée de la Terre, célébrée le 22 avril, qui a été choisie pour marquer le lancement d'une grande campagne qui sera menée en plusieurs étapes. Il était temps de réagir, puisque, selon les statistiques de l'EPA, les Taïwanais consomment chaque année plus de 20 milliards de sachets -- pratiquement 2,5 par personne et par jour --, ainsi que 8 milliards de couverts, assiettes, verres ou bols en matière plastique.
Ces chiffres, bien au-dessus de la moyenne dans la plupart des pays industrialisés, traduisent une habitude qui avait été prise au début des années 80, lorsque les pouvoirs publics avaient encouragé l'usage des articles en plastique, notamment dans la restauration, afin de promouvoir l'hygiène publique à un moment où la propagation de l'hépatite B prenait dans l'île des allures épidémiques. Aujourd'hui, les consommateurs ont compris qu'il était nécessaire de modifier leur comportement. Un sondage de l'EPA montre ainsi que 90% des personnes interrogées sont en faveur des changements qui se préparent.
Les sacs plastiques gratuits seront donc bannis des commerces contrôlés par l'Etat à partir du 5 juin. Dans les douze mois qui suivront, la mesure sera imposée à l'ensemble des commerces de l'île dont la superficie dépasse 33 m2. En ce qui concerne les couverts en plastique, l'interdiction entrera en vigueur dès le 1er juillet pour les entreprises de restauration des collectivités publiques, avant de s'appliquer, à partir du 1er janvier, à la plupart des restaurants de l'île, en fonction là encore d'une superficie minimum.
Si les écologistes se sont réjouis de l'initiative gouvernementale,
quelques-uns ont néanmoins fait remarquer qu'ils auraient préféré que l'on
s'en prenne aux industries qui produisent les plastiques, plutôt qu'aux
personnes qui les consomment.