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La prise de contrôle du grand groupe de presse taïwanais, Business Weekly Publishing, par un autre groupe de presse de Hongkong, Tom.com, va sans doute apporter plus de poids à l'influence de la Chine continentale dans l'île, à travers ses investissements effectués ici.
Le groupe taïwanais qui publie ici sept magazines, dont le principal, la revue d'affaires Business Weekly, lancée dans les années 80, occupe une place importante parmi les grands hebdomadaires insulaires d'information en raison du nombre et de la diversification de ses lecteurs.
Avec ses autres acquisitions de groupes insulaires -- PC Home Publication Group, Cite Publishing et Sharp Point Publishing -- réalisées en mai dernier, le groupe hongkongais, qui a désormais le contrôle à Taïwan de plus de 40 périodiques envisage d'élargir son aire d'activités au marché continental via Taïwan.
Plusieurs des concurrents de l'hebdomadaire Business Weekly craignent que le groupe de Hongkong, à capitaux continentaux, n'augmente enocre sa présence dans des domaines plus spécialisés du secteur des médias. Même si ce regroupement de titres par le biais d'une entreprise hongkongaise est généralement vu comme un des effets inévitables de la libéralisation économique dans le cadre de l'admission de Taïwan à l'Organisation mondiale du Commerce (OMC), beaucoup estiment, à la lumière des efforts immenses déployés par Pékin que le mouvement a des résonnances plus politiques qu'économiques.
Dans ces conditions, certains s'inquiètent ici que les pouvoirs publics effectuent une intervention, toujours mal venue, dans le monde des médias.
Sur ce point, M. Su Tzen-ping, directeur général de l'Office d'Information du Gouvernement, s'est montré rassurant, indiquant que Taïpei, qui avait déjà largement ouvert son marché des médias au capital étranger, avait la ferme volonté de poursuivre cette politique dans le cadre de l'OMC.
En vertu de la législation concernant les relations des biens et des personnes entre les régions de Taïwan et du continent, les investissements continentaux dans les entreprises taïwanaises sont limités dans l'île à 20% du capital social. Si plusieurs publications insulaires appartiennent à Tom.com, en vertu d'arrangements financiers récents, elles demeurent taïwanaises, étant enregistrées ici, et, comme telles, soumises à la loi en vigueur, laquelle protège les périodiques et autres publications, notamment celles diffusant l'actualité, traitant les sujets politiques ou l'information économique, insiste-t-on dans les sphères gouvernementales.
D'autres, affichant un optimisme plus marqué, sont plus favorables à
l'égard de ces récentes acquisitions. Selon eux, l'afflux de capitaux venant
de l'étranger, y compris ceux de Hongkong ou de Chine, ne peut qu'apporter
une aide précieuse au développement des médias taïwanais et, grâce à des
sources et des débouchés plus larges, agrandir leur audience à celle de
l'ensemble des communautés chinoises à travers le monde.
Le texte de loi permettant à la population adulte de Taïwan de faciliter en permanence l'accroissement de ses connaissances, l'élargissement de ses compétences, ainsi que son enrichissement personnel, a été approuvé le 2 janvier par la Commission de l'Education et de la Culture du Yuan législatif (Parlement). Ce texte repassera devant le Yuan législatif qui procédera prochainement à son vote définitif.
Dans l'esprit des législateurs, les nouvelles dispositions cherchant à mobiliser l'ensemble des citoyens devraient à terme permettre à Taïwan, au niveau de la qualification professionnelle de sa population, de renforcer sa compétitivité dans le monde. Quel que soit leur âge et durant toute leur vie, les Taïwanais seront donc encouragés à persévérer dans leurs études, afin d'accroître et de diversifier leurs connaissances.
La future loi prévoit que les municipalités et les hsien (districts) établissent dans leur circonscription des universités locales, qui, en coordination avec d'autres établissements éducatifs, économiques, sociaux ou culturels déjà existants, comme les bibliothèques, les musées, les centres régionaux d'activités culturelles, ainsi que les associations éducatives et culturelles privées, offriront des programmes d'étude aussi variés que possibles, en fonction des besoins du public.
Les cours, les programmes ou les activités de ces établissements universitaires
régionaux seront ouverts à tous, en priorité -- il s'agit d'une originalité
des nouvelles dispositions -- aux travailleurs et aux membres des groupes
sociaux moins favorisés, tels que les aborigènes, les handicapés physiques,
les familles à faibles revenus ou les chômeurs. Les salariés se verront
garantir le droit, durant leurs horaires de travail et sans perte de salaire,
de poursuivre des études dans ces universités afin de parfaire leurs connaissances
et rehausser leurs qualifications dans un domaine professionnel donné.
Le patronat privé n'aura sans doute pas les mêmes obligations envers ses
employés que l'Etat, néanmoins il sera fortement encouragé à s'engager
dans cette grande entreprise nationale d'enrichissement de la connaissance.