Alarmées par un projet de loi qui autoriserait l'abattage des arbres dans des zones forestières non exploitées, plusieurs associations d'écologistes de Taïwan ont lancé mi-décembre un appel au gouvernement pour qu'il rejette l'amendement proposé. La loi qui protège depuis 1991 les forêts domaniales de l'île a considérablement aidé au reboisement et, en général, à l'extension de l'espace vert public, en particulier dans les vallées, les réserves naturelles et les parcs nationaux.
Invoquant à l'appui de leur demande de futurs aménagements, voire un remplacement éventuel des espèces abattus par d'autres qui seraient exploitables, plusieurs agences locales responsables des forêts ont soumis en octobre à leurs instances supérieures un projet d'amendement de la Loi de Protection des Forêts.
Diminuer la protection accordée aux forêts serait la porte ouverte aux abus, considèrent les écologistes taïwanais qui trouvent imprudent de modifier la loi actuelle. Fondés sur les expériences antérieures, ils craignent que les changements proposés n'incitent à une nouvelle vague de dépradation du domaine forestier public dans l'île et n'ouvre la voie à des phases intenses de déboisement, comme celles qui, dans le passé, ont fortement contribué à déstabiliser les sols, en particulier sur les versants montagneux.
Actuellement, les zones forestières demeurées vierges de toute exploitation comptent pour 23% du territoire insulaire et sont principalement situées dans les régions de montagne.
C'est trop peu, déplorent les écologistes, qui rappellent les excès du passé, pendant le demi-siècle d'occupation japonaise et les quelque quarante années écoulées ensuite sous la loi martiale, durant lesquels l'abattage des arbres n'était alors contrôlé par aucune législation.
Les écologistes estiment que l'île a trop longtemps souffert de
ces dommages pour renouer avec l'exploitation commerciales des forêts vierges,
même dans des limites restreintes. La législation actuelle en la matière
est certainement la meilleure protection dont puisse bénéficier les forêts
de l'île, affirment-ils.
Cherchant à améliorer les rapports entre le monde de la communication et les pouvoirs publics, le Cabinet a décidé de constituer avant la fin de 2002 une nouvelle agence de l'Etat, la Commission d'Etat de la Communication (NCC), qui remplira un rôle de consultation et d'arbitrage entre les différents réseaux de la communication et des médias à Taïwan.
Une législation particulière en définira l'organisation, les attributs et les fonctions. La nouvelle commission sera notamment chargée d'élaborer une politique de développement pour l'ensemble de l'industrie de la communication et de ses réseaux de transmission, de favoriser la diversité dans ce secteur, en encourageant la libre concurrence. Elle incitera les médias à rehausser la qualité de l'information, à promouvoir la multiplicité des programmes et des services dans un cadre qui répond à l'attente du public taïwanais, tout en incitant, au fur et à mesure des besoins, à la modernisation des moyens techniques.
Préoccupée de garantir une éthique propre à la communication, elle veillera à la protection de l'enfance et de l'adolescence, ainsi qu'à la défense des langues et dialectes d'usage courant dans l'île. Dans un domaine plus technique, elle délivrera les licences d'exploitation et répartira les fréquences nécessaires à la diffusion de l'information, se réservant le droit de saisir la justice en cas d'abus. Pour maintenir un équilibre dans les nombreux réseaux de transmission et d'information, elle pourra proposer des modifications à la législation.
Sa création permettra d'améliorer la pluralité du système actuellement en place dans l'île et d'accentuer la libéralisation du secteur des médias et des réseaux câblés de la communication. De même, elle facilitera une nécessaire adaptation aux principes de l'Organisation mondiale du Commerce, à laquelle Taïwan vient d'être admise, et à la tendance internationale vers la diversification dans le domaine de la communication, tout en encourageant les médias insulaires à accroître leurs échanges avec leurs homologues continentaux.
D'un point de vue technique et scientifique, de grands progrès dans
l'industrie des médias ont été accomplis ces dernières années à Taïwan
en termes de transmission de l'information, de méthodologie de la distribution
et de la publication des messages. Une modernisation des structures reste
nécessaire pour poursuivre cette révolution calme dans la communication,
en particulier en améliorant la compréhension des faits et des situations
dans lesquelles l'île et le monde évoluent ou des problèmes directement
liés aux relations avec la Chine continentale.
Les continentaux mariés à des ressortissants insulaires n'ont plus besoin d'attendre quinze ans avant de pouvoir s'installer en permanence dans leur famille à Taïwan. En effet, de nouvelles dispositions mises en application depuis le 1er janvier permettront à beaucoup d'entre eux de venir rejoindre prochainement leur famille dans l'île, malgré la restriction, toujours en vigueur, qui limite chaque année l'entrée sur le territoire national à 3 600 conjoints continentaux seulement.
Alors que les conditions générales sont maintenues, la nouvelle réglementation répartit désormais les conjoints continentaux en quatre catégories, dont deux sont soustraites à la limitation du quota de 3 600 personnes.
La première catégorie comprend tous ceux mariés à des Taïwanais avant le 31 décembre 1949, qui pourront recevoir les autorisations nécessaires leur permettant de s'installer dans l'île aussitôt que leur demande de résidence permanente à Taïwan aura été acceptée.
Ne sont également plus subordonnés au quota d'immigration les conjoints continentaux qui ont été placés depuis plus de quatre ans sur la liste d'attente avant de pouvoir rejoindre définitivement leur famille à Taïwan. Ces personnes devront en outre, après plusieurs courtes visites effectuées entre temps dans l'île, avoir accumulé un temps légal de séjour de plus de deux ans. Elles pourront alors recevoir leur permis de résidence permanent et, sans plus attendre, s'installer dans leur famille à Taïwan. Ainsi, on estime que, cette année, plusieurs milliers de conjoints continentaux de cette catégorie obtiendront l'autorisation d'immigrer dans l'île.
Quant à la troisième catégorie de conjoints continentaux, elle est formée par tous ceux qui ne peuvent encore s'installer définitivement dans l'île en raison du quota d'immigration et doivent attendre leur tour avant d'immigrer, en raison du quota limitant le nombre de leurs entrées sur le territoire national.
A ces catégories d'époux continentaux, s'en ajoute une autre plus petite. Chaque année, soixante ressortissants continentaux qui désireront s'établir à Taïwan pour des raisons personnelles d'ordre politique, économique, social, éducatif, technologique ou culturel seront autorisés à le faire sur des bases permanentes.
Grâce à ces nouvelles dispositions, les conjoints continentaux mariés à des ressortissants taïwanais verront la durée moyenne d'attente se réduire à environ huit ans, au lieu de douze à quinze ans auparavant, un temps estimé encore trop long par diverses organisations humanitaires insulaires, qui réclament toujours un élargissement du quota annuel.
Ces dix dernières années, le nombre des mariages entre insulaires
et continentaux a fortement augmenté, allongeant, du fait des restrictions
quantitatives d'immigration, une liste d'attente déjà bien remplie. Grâce
aux nouvelles dispositions, on prévoit que quelque 9 500 conjoints continentaux
s'installeront en 2002 dans l'île. Ce nombre baissera légèrement l'année
prochaine (environ Ä2%), mais remontera de près de 20% en 2004.
L'année du calendrier luni-solaire chinois, qui se termine en fevrier 2002, est placée selon le zodiaque chinois sous le signe du Serpent. Bien que l'animal ne tienne pas une grande place dans le coeur des Taïwanais, il a contribué, à sa façon, à développer un intérêt marqué dans les milieux scientifiques locaux, au point de faire de l'île un centre reconnu de la recherche fondamentale sur le venin de serpent. Ainsi, Taïwan a été choisie en 2003 pour accueillir la Conférence internationale de la Protéomique (ICP 2003).
Taïwan est située dans une région subtropicale. La chaleur et l'humidité en font un habitat propice non seulement à l'homme, mais aussi aux serpents. Aujourd'hui encore, on apprend parfois qu'une personne est décédée des suites d'une morsure de serpent venimeux de l'île. Sans ancun doute, son milieu naturel a fait de Taïwan un des endroits les plus intéressants pour mener des recherches sur les serpents venimeux. Il existe à Taïwan cinquante et une espèces endémiques de serpents, dont quinze sont venimeuses.
Les différents venins
Le venin des six espèces les plus dangereuses de l'île, pouvant entraîner
la mort, se répartissent en trois catégories distinctes, d'ordre neurotoxique,
hémotoxique (ou mieux hémolytique) ou une dernière combinant les deux précédentes.
Le venin neurotoxique agit sur le système nerveux de la victime, provoquant progressivement une paralysie dans le quart d'heure qui suit la morsure. En fait, il perturbe la transmission synaptique en empêchant soit la libération soit la réception des neurotransmetteurs (neuromédiateurs) dans le cerveau. Soixante-douze heures après l'inoculation du venin, la victime non soignée meurt d'un arrêt respiratoire. Le venin du cobra -- ou serpent à lunettes -- et celui du bungare, localement appelé " serpent parapluie ", appartiennent à cette catégorie.
Le venin hémotoxique dérègle le système sanguin de la victime. Les protéines de ce type de venin détruisent les globules rouges et, coagulant le sang, entraîne une thrombose fatale. Le venin de trois des plus dangereux serpents -- l'ancistrodon, le fer-de-lance chinois et la vipère verte des bambous -- est un poison hémolytique. L'ancistrodon est surnommé ici le " serpent aux cent pas " en raison de la légende qui l'entoure: la personne mordue par cet animal n'a, insiste la croyance populaire, que le temps de faire une centaine de pas avant de mourir. La vipère verte des bambous, en fait un bothrops vert, est aussi connue dans l'île comme la vipère feuille-de-bambou.
Enfin, la troisième catégorie, qui contient à la fois des neurotoxines et des hémotoxines, comprend notamment le venin de la vipère de Russell formosane, dit aussi le serpent chaîne, lequel provoque des effets nocifs à la fois sur le système nerveux et sur la circulation sanguine.
Les pionniers
Tu Tsung-ming fut certainement un pionnier dans la recherche sur les
venins de serpent à Taïwan. Né en 1893, peu avant que Taïwan ne tombe sous
la domination des Japonais, il grandit dans ce nouvel ordre. Jeune homme,
il vécut les troubles qui ont marqué les débuts de la république en Chine.
Mécontent du régime autocratique de Yuan Shikai en Chine continentale,
l'homme fort de l'époque après le retrait de Sun Yat-sen, Tu Tsung-ming
et deux autres étudiants ourdirent un complot pour mettre fin aux jours
du dictateur, en empoisonnant son eau avec des bactéries de choléra. Leur
plan échoua, mais ils purent s'échapper à Taïwan, toujours sous domination
japonaise.
Tu Tsung-ming acheva ses études de médecine à Taïwan et reçut son doctorat quelques années plus tard. Au lieu de pratiquer immédiatement sa discipline, il préféra retourner à l'université pour enseigner et faire de la recherche. Enseignant la pharmacologie, il présenta trois domaines de recherche à ses étudiants: les plantes médicinales chinoises, l'opium et le venin de serpent. Ces domaines particuliers étaient à l'époque d'actualité.
Se concentrant sur la recherche sur le venin, Tu Tsung-ming demanda à ses élèves de recueillir toutes sortes de données concernant les cas de morsures de serpent et la fréquence des décès causés par le venin dans l'île. Les étudiants s'appliquèrent alors à retrouver les causes de décés par le venin dans le but de découvrir un antidote.
L'objectif de Tu Tsung-ming étant de convertir le venin meurtrier en un antidote, tous ses efforts se tournèrent vers une application clinique pour traiter les victimes de morsures de serpent venimeux. Ayant tracé une ligne de recherche, les études sur le venin ophidien devinrent une habitude dans le laboratoire de Tu Tsung-ming. Poursuivies par ses étudiants, elles contribuèrent de façon significative à la connaissance du monde dans ce domaine.
La relève
Les recherches de Tu Tsung-ming avaient été principalement de nature
descriptive. Elles progressèrent lorsque Li Chen-yuan (C.Y. Lee) prit la
direction du laboratoire. Etudiant de Tu Tsung-ming à l'Université impériale
de Taihoku, devenue plus tard l'Université nationale de Taïwan, Li Chen-yuan,
qui désirait devenir médecin, préféra, après avoir rencontré et écouté
Tu Tsung-ming, se consacrer à cette science fondamentale.
Vers la fin des années 40, Tu Tsung-ming abandonna à son élève Li Chen-yuan la direction de son équipe afin qu'elle continue les recherches sur le venin ophidien. Li Chen-yuan se pencha d'abord sur la neurotoxine. En 1963, il réussit à extraire de la bungarotoxine à partir du serpent parapluie taïwanais (ou bungare). Cette étude lui apporta, ainsi qu'à son collaborateur Chang Chuan-jong, une certaine renommée. Li Chen-yuan poursuivit ses recherches sur la neurotoxine durant les années 40 et 50, tandis qu'un autre expert, Oyang Chaoho (C. Ouyang) se penchait sur le venin hémotoxique ou hémolytique.
Dans les années 50, ces chercheurs réalisèrent l'importance qu'il y avait à faire connaître internationalement leurs travaux, après avoir compris l'avance qu'ils avaient prises dans ce domaine. Ils publièrent donc dans l'île les résultats de leurs expériences, tandis que les herpétologues et autres spécialistes étrangers purent traduire leurs articles qui, après avoir été publiés dans des revues scientifiques d'audience internationale, furent vivement applaudis. La diffusion en anglais des travaux de scientifiques insulaires a fait connaître plus largement la recherche dans cette science particulière [qui n'a toujours pas de nom] et a assurément donné aux chercheurs taïwanais une voix au chapitre.
Ces études ayant eu lieu avant que le développement économique de Taïwan n'atteigne son niveau actuel, elles furent donc menées avec un petit budget. Malgré ces entraves, les chercheurs taïwanais accomplirent des progrès significatifs.
Yang Chen-chung (C.C. Yang), professeur à l'Ecole de Médecine de Kaohsiung, dans le sud de l'île, fut le premier à cristalliser les protéines du venin de cobra. Nommant cette neurotoxine postsynaptique " cobrotoxine ", il publia les résultats de ses travaux dans un périodique international. Aujourd'hui encore, dans cette discipline, les scientifiques du monde entier se fondent sur ses découvertes, utilisant la " cobrotoxine " dans leurs recherches sur l'ADN et le clonage.
Dans les années 70 et 80, Taïwan est restée à l'avant-garde, au point que Li Chen-yuan se vit décerner en 1979 le prix Redi par un groupe international consacré à la recherche sur le venin de serpent. La même année, la maison d'édition allemande Springer l'a invité à collaborer avec 27 autres toxicologues et spécialistes du venin ophidien du monde entier à la rédaction d'un ouvrage de plus de mille pages.
Alors que la recherche dans ce domaine se précise de plus en plus, la tradition taïwanaise d'études des venins de serpent s'est peu à peu estompée. Vers la fin des années 80, les chercheurs ont orienté leurs travaux vers d'autres domaines, préférant, par exemple, étudier le venin de guêpe ou les plantes médicinales chinoises. L'urbanisation de l'île ayant provoqué un exode massif des populations habitant la campagne ou les régions montagneuses et une diminution spatiale de l'habitat animal et végétal, beaucoup moins de gens sont mordus par un serpent. De plus, les établissements hospitaliers de l'île sont aujourd'hui tous bien équipés de sérums antivenimeux de différentes catégories cliniques, apportant un secours immédiat en cas d'accident.
Une application clinique
Même si, dans leur ensemble, les jeunes scientifiques de Taïwan ne
désirent plus concentrer leurs études sur le venin de serpent, il existe
encore quelques experts qui sont restés fidèles à ce champ de recherche
continuant d'accomplir des progrès remarquables. L'un d'eux, Chen Shui-tein,
chercheur à l'Institut de Biochimie de l'Academia Sinica, a été invité
par l'Office de la Santé publique à développer une technique permettant
la fabrication d'une puce protéique de venin ophidien.
Dans son application clinique, cette puce biologique permettra au médecin appelé au chevet d'une victime d'identifier la nature du venin et de prescrire immédiatement les soins indispensables. Dans la plupart des cas de morsures, les victimes sont incapables de décrire au médecin le serpent venimeux avec suffisamment de détails pour l'aider à déterminer le venin inoculé. Le praticien doit observer la plaie et les symptomes du blessé avant de pouvoir administrer le rémède qui convient. Tout cela prend du tempsÉ En revanche, grâce à la puce biologique, le médecin peut rapidement déterminer la nature du poison. En versant sur cette puce 100 mm3 du venin inoculé, celle-ci libère l'anticorps qui fournit l'indice essentiel pour administrer le contrepoison correct.
Le projet devrait aboutir en 2003, permettant la production en masse de cette puce biochimique, sa commercialisation et son application clinique venant ensuite. Voulant faire connaître sa découverte, Chen Shui-tein a indiqué son intention d'en fournir les licences d'exploitation à travers le monde. " Il y a des serpents venimeux ailleurs, dit-il. Si nous parvenons à produire en série cette puce, nous serons heureux qu'elle puisse sauver des vies humaines dans le monde. "
Le gouvernement de la République de Chine et plusieurs organisations humanitaires locales ont envoyé, comme cela avait été promis, une aide humanitaire aux réfugiés afghans qui se préparent à affronter les rigueurs de l'hiver.
Les sept premiers conteneurs remplis de médicaments, d'équipements médicaux, de nourriture, de tentes, de vêtements et de couvertures offerts par la population taïwanaise ont quitté l'île le 12 décembre, en direction du port de Bandar Abbas, en Iran, où ils arriveront dans un peu plus de deux semaines.
Le Croissant-Rouge local prendra en main la suite de l'opération en assurant la distribution de l'aide à plus de 6 300 familles afghanes réfugiées sur le territoire iranien. Un deuxième envoi de produits de première nécessité devrait suivre bientôt, après le règlement de quelques derniers détails concernant leur expédition.
Cet effort de solidarité a pu aboutir grâce à la collaboration fructueuse du ministère des Affaires étrangères et de plusieurs partenaires associés à l'opération, parmi lesquels la Fondation bouddhique de la Compassion Tzu Chi, la Fondation Chifengtsao et l'Association des Fabricants d'Equipements médicaux et pharmaceutiques de Taïwan.
Renommée pour ses interventions dans le monde, la Fondation Tzu Chi n'en est d'ailleurs pas à son coup d'essai en Afghanistan, puisqu'elle a déjà participé à une opération humanitaire dans ce pays en novembre dernier avec le concours d'une organisation non gouvernementale américaine, Knightsbridge International.
C'est encore avec une organisation américaine, Mercy Corps, qu'une autre opération de secours, toujours en association avec Taïwan, mais cette fois-ci tournée vers les enfants afghans, est en préparation: 240 tonnes de riz, 250 tentes et 76 000 couvertures devraient être distribuées à plus 10 000 familles de réfugiées dans le nord de l'Afghanistan.
Le gouvernement de la République de Chine a en outre offert 200 000
USD pour contribuer au financement de nouvelles initiatives à caractère
humanitaire en Afghanistan.
Une nouvelle campagne antidrogue visant les jeunes vient d'être lancée à l'approche des vacances d'hiver, afin d'intensifier la lutte contre les stupéfiants dont l'usage croissant constitue un phénomène de société de plus en plus préoccupant.
D'après le Bureau national pour le Contrôle des Drogues, environ 4 000 personnes sont interpellées chaque mois par la police -- et leur nombre progresse --, parce qu'elles ont vendu ou consommé des amphétamines ou de l'héroïne, les deux drogues les plus courantes à Taïwan.
L'Office de la Santé publique (DOH) entend donc réagir vite, en s'attaquant notamment au problème chez les jeunes, par le biais de la prévention et de la sensibilisation. L'objectif est d'attirer leur attention sur les risques que pose l'usage de ces substances toxiques, de plus en plus populaires dans certains endroits où les jeunes se réunissent pour passer un moment ensemble.
Pour que l'opération soit un succès, le DOH s'est assuré le concours de deux grandes chaînes de cybercafés et de karaoké-TV, ainsi que de plusieurs centaines de pharmaciens et des jeunes eux-mêmes. Quarante- cinq cybercafés de la chaîne Aztec Technology et dix-sept centres de KTV, sous l'enseigne Cashbox, participeront à cette campagne nationale, ainsi que cinq cents pharmaciens qui, par leur réseau professionnel étendu, sont représentés dans tous les quartiers urbains.
En outre, le bureau pour le contrôle des drogues entend aussi coopérer avec plusieurs jeunes qui ont été élus par les lycéens au niveau national et serviront d'ambassadeurs auprès de leurs camarades, afin de les sensibiliser au problème de l'usage des substances toxiques.
Le moment choisi pour lancer cette campagne n'a pas non plus été laissé
au hasard. Le DOH a voulu agir à l'approche des vacances d'hiver, une période
où l'on note traditionnellement une recrudescence de la consommation de
stupéfiants dans le milieu des lycéens et des étudiants.