Contenu (Affaires continentales)

 

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M. Chen Shui-bian adresse un message à Pékin

PD: 12/01/01

S'adressant directement aux Chinois du continent, le président de la République, M. Chen Shui-bian, a, dans une allocution radiodiffusée le 1er décembre, renouvelé son souhait de se rendre sur l'autre rive du détroit de Taïwan pour y effectuer un voyage de réconciliation.

 L'émission enregistrée le 15 novembre a été retransmise sur les ondes de Central Broadcasting Corporation, une radio publique taïwanaise qui émet en 18 langues des programmes à destination de l'étranger et de la Chine continentale. C'est la première fois qu'un dirigeant taïwanais utilise une interview radiodiffusée pour faire passer un message à la population chinoise du continent.

 Durant son entretien, M. Chen Shui-bian a souligné qu'il était nécessaire de communiquer davantage pour faire reculer " l'incompréhension, tout en prônant la confiance plutôt que l'intimidation " et ainsi faciliter le rapprochement.

 C'est la raison pour laquelle il a choisi d'abord de parler de lui-même, évoquant sa famille et le lieu d'où elle est originaire -- un village hakka dans le Fujian --, puis sa carrière, de la pratique du droit comme avocat jusqu'à la politique et son accession à la présidence de la République.

Ce voyage qu'il se dit prêt à effectuer sur l'autre rive du Détroit pour retrouver ses racines, ses origines, il l'a présenté comme un désir de réconciliation, puisque "de part et d'autre sont partagés le même sang et la même culture". " Taïwan et la Chine ont tant en commun, a-t-il fait remarquer, alors pourquoi seulement tenir compte de nos différences et tout politiser? "

 Il faut mettre de côté le " poids historique " de la politique, a-t-il continué, proposant d'accentuer la coopération culturelle et économique entre Taïwan et de la Chine, au moment où leur adhésion simultanée à l'Organisation mondiale du Commerce constitue une opportunité sans précédent.

Si nos ancêtres viennent de Chine continentale, a-t-il ajouté, Taïwan est cependant notre terre depuis trois cents ans. " Je suis et je serais toujours, a-t-il affirmé, fier d'être un fils de Taïwan! "

 Evoquant ensuite la situation politique dans l'île même, le président de la République a là encore prôné la conciliation. " Il n'y a pas d'ennemis politiques perpétuels ", a-t-il déclaré, exprimant le souhait de voir les relations entre les différentes forces politiques locales se resserrer pour établir, dans la foulée des élections législatives, une coopération à tous les niveaux, au-delà des simples limites partisanes.



 
 

Vers l'expansion du " marché de l'éducation "

PD: 12/01/01

Ces dix dernières années, le mouvement économique qui s'est créé dans le détroit de Taïwan en termes de capitaux et de personnels a fait naître un " marché de l'éducation " en Chine continentale afin de répondre aux réels besoins des familles des hommes d'affaires taïwanais qui y sont installés pour y mener des activités professionnelles.

 Avec l'admission de Taïwan et de la Chine à l'Organisation mondiale du Commerce (OMC), il faut s'attendre à une augmentation des flux de cadres insulaires vers le continent, ce qui entraînera inévitablement une hausse sensible du nombre des inscriptions scolaires de jeunes Taïwanais sur place.

 Avec beaucoup de difficultés, les insulaires résidant en Chine continentale ont cherché à ne pas intégrer leur progéniture dans le système scolaire de l'autre rive du Détroit, le jugeant empreint d'une orientation politique et idéologique propre au régime. Pour cette raison, les Taïwanais installés sur le continent ont créé leurs propres centres culturels et éducatifs, parfois même des écoles pour leurs enfants, en dépit du fait qu'ils partagent avec la population locale un fond commun de langue, de culture, de traditions et de religion. Ne disposant pas de statut particulier en n'étant pas reconnus comme ressortissants étrangers, ils ont préféré maintenir leurs enfants dans le système scolaire taïwanais plus proche des normes internationales,

 Intéressés par le marché lucratif de l'éducation des enfants taïwanais en Chine continentale, estimé dans la seule région de Shanghai, par exemple, à plusieurs milliards de CNY (renminbi) chaque année, certains établissements scolaires chinois se préparent à ouvrir des classes dispensant un programme spécial complémentaire et exclusivement réservé aux enfants taïwanais résidant sur place, tandis qu'ils recherchent une collaboration des maisons d'édition insulaires et continentales pour la publication de manuels scolaires et d'autres matériaux éducatifs.



 
 

Augmentation du trafic maritime direct

PD: 12/01/01

Dans le cadre des trois " mini-liaisons " directes avec la Chine continentale, le trafic maritime a enregistré au cours du troisième trimestre une augmentation sensible tant par le nombre des bâteaux faisant escale que par celui des passagers effectuant une visite dans ces îles.

Le fret lourd en provenance directe de l'autre rive du détroit de Taïwan entre Kinmen et Matsu a également connu une hausse significative durant la même période.

 Mises en place depuis le début de l'année, les " mini-liaisons " sont des communications directes avec la Chine à partir des îles de Kinmen et de Matsu, situées près du littoral continental mais sous juridiction de Taïpei.

 Le nombre des bâtiments continentaux mouillant les ports de Liaoluo, à Kinmen, ou de Fuao, à Matsu, a explosé, puisque dix-huit navires continentaux, au lieu de quatre au 2e trimestre, ont jeté l'ancre dans ces petites îles, ce qui équivaut à une hausse de 350%. En revanche, l'entrée des navires taïwanais dans ces ports a enregistré une baisse de 34,8% durant la même période.

 Est également en hausse de 20,1% le trafic des passagers dont le total des arrivées dans ces petites îles s'est élevé à 7 858, comprenant 516 personnes venues du continent, les autres étant de Taïwan.

Quant au fret, il s'agit essentiellement du transport de matières premières, comme du gravier et des matériaux de construction, importées directement du continent, actuellement les seules marchandises autorisées en provenance de l'autre rive. De juillet à septembre, ce sont 13 938 tonnes qui ont ainsi été débarquées à Kinmen ou à Matsu, un chiffre qui montre un trafic en hausse de 14%.