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Préoccupés par la situation internationale et plus particulièrement par les menaces d'actes de guerre bactériologique proférées par les terroristes internationaux, les pouvoirs publics ont mis en oeuvre des mesures visant à prévenir les épidémies dans l'île, comme celles du charbon ou de la variole, qui pourraient être causées de façon criminelle par la transmission d'agents pathogènes.
Soulignant l'importance de la rapidité des actions menées en pareille situation, l'Office de la Santé publique a donc demandé à tout médecin qui aura diagnostiqué un cas pathologique inhabituel de lui en faire la déclaration dans l'heure afin de pouvoir conduire le plus vite possible une enquête permettant notamment de déterminer le point d'origine de la contamination et de circonscrire l'éventuelle épidémie.
Des centres de soins d'urgence spécialement adaptés à la lutte contre les épidémies ont été créés en parallèle dans huit hôpitaux, dont l'Hôpital général des Vétérans, dans la capitale. Ils offriront les traitements nécessaires aux patients atteints d'infections graves et contagieuses.
Grâce au concours des médecins, ce plan d'alerte comprend aussi un volet renforçant les contrôles sanitaires avec pour objectif de signaler l'augmentation anormale du nombre de malades montrant des symptômes analogues ou bien de dépister toute infection inhabituelle qui exigerait des soins cliniques particuliers.
Les trois premiers cas de charbon contagieux, prémices d'une épidémie d'origine criminelle aux Etats-Unis, provoquant d'ailleurs un décès le 5 octobre, ont jeté l'effroi, d'autant plus que des dizaines d'autres contaminations de la même nature ont ensuite été découvertes dans le reste du pays.
Cette situation a surtout attiré l'attention des gouvernants sur l'audace des terroristes qui ont lancé cette attaque bactériologique.
Dans le cas de la maladie du charbon, la contamination par voie cutanée est moins redoutable mais certainement aussi plus facile.