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Le ministère de la Défense a donné fin septembre son feu vert pour l'achat de quatre destroyers Kidd construits par les Américains, afin de renforcer les capacités navales de défense de l'île. En outre, un certain nombre de missiles Standard II seront également commandés pour équiper ces navires de guerre.
Washington en avait proposé la vente en avril dernier, parce qu'elle s'inscrit dans le cadre de ses engagements vis-à-vis de l'île visant à lui fournir les moyens suffisants pour assurer sa défense. Face à la montée de la pression militaire exercée par la Chine continentale, les autorités ici viennent donc d'accepter l'offre américaine.
Néanmoins, les forces armées taïwanaises n'ont pas renoncé à se procurer à terme des navires d'un modèle plus récent qui seraient équipés, notamment, du très performant système de radar Aegis. Les destroyers Kidd ont été conçus il y a une vingtaine d'années.
Pour que le contrat, d'un montant de 25 milliards de TWD (près de 800 millions d'EUR), soit définitivement conclu, il faudra attendre quelques mois encore l'achèvement des procédures habituelles en matière d'achat d'armes.
Il est nécessaire en effet d'accomplir une analyse en profondeur des destroyers et de leur système d'armement, avant que le Yuan législatif n'approuve finalement les crédits suffisants, probablement dans le cadre du budget 2003, aucun fonds supplémentaire n'ayant pu être dégagé pour l'année prochaine.
Si Taïwan veut pouvoir rejoindre l'Organisation mondiale du Commerce en début d'année prochaine, le Yuan législatif devra adopter très vite un ensemble de nouvelles lois, avant que les ministres des pays membres de l'institution internationale ne se réunissent le 9 novembre, au Qatar, pour examiner la candidature de l'île. Etant donné l'impact profond qu'aura sur l'économie insulaire l'ouverture aux produits étrangers et à la concurrence internationale, il est nécessaire d'adopter auparavant une série de lois concernant certains pans de l'économie considérés comme plus fragiles, tels l'agriculture, qui seront particulièrement vulnérables face aux changements en préparation. Dans les deux autres grands secteurs économiques que sont les services et la production industrielle, le bilan sera globalement positif pour l'île.
La République de Chine et le Royaume-Uni ont étendu le champ de leur coopération culturelle après la signature fin septembre d'un accord renforcé dans ce domaine. Il a été convenu à cette occasion de créer des centres culturels et éducatifs dans les capitales de chacun des deux Etats, avec pour charge de gérer les programmes d'échanges linguistiques, éducatifs et culturels bilatéraux. L'accord, qui a été conclu sur la base de la réciprocité, vise en particulier à faciliter la formation de personnels qualifiés pour l'enseignement des langues anglaise et chinoise et à aider dans leur orientation les nombreux jeunes Taïwanais qui vont poursuivre leurs études supérieures dans les universités britanniques. On estime leur nombre à 12 000, un chiffre en forte progression sur les années précédentes.