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Tandis qu'une intense coopération s'est engagée entre les Etats-Unis et la Chine continentale dans la lutte contre le terrorisme international, Taïpei a reçu les assurances de Washington que les engagements américains concernant la sécurité de Taïwan ne seraient pas sacrifiés.
Après les deux soudaines attaques terroristes conjuguées qui ont frappé New York et Washington, les Etats-Unis ont aussitôt recherché une assistance internationale pour une action commune contre le terrorisme, demandant un large soutien aux autres capitales du monde, dont Pékin. La tâche s'en trouva facilitée d'autant plus que le ministre des Affaires étrangères de Pékin, M. Tang Jiaxuan, était à ce moment-là en visite à Washington afin de préparer la prochaine rencontre annuelle des chefs d'Etat et de gouvernement des pays membres de la Coopération économique de l'Asie-Pacifique (APEC), laquelle se tiendra dans le courant de ce mois en Chine continentale.
Commentant les entretiens que M. Tang Jiaxuan a tenu à Washington avec son homologue américain, M. Colin Powell, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères de Pékin, M. Zhu Bangzao, a indiqué que les deux hommes avaient aussi discuté de la lutte contre le terrorisme, ajoutant que Pékin, pour des raisons semblables, avait demandé aux Etats-Unis une aide en vue de renforcer le combat qu'elle mène contre le terrorisme et le séparatisme sur son propre territoire.
Alertée par ces propos, dont elle a reproché l'ambiguïté, Taïpei a demandé des éclaircissements. Si le secrétaire d'Etat américain a confirmé que ses entretiens avec le ministre continental chinois avaient aussi portés sur la collaboration en matière de lutte contre le terrorisme international, il a absolument nié que, dans la recherche d'un accord, Pékin, profitant de la situation, ait demandé en contrepartie, comme l'ont indiqué certaines rumeurs, une réduction des engagements américains envers Taïwan. En fait, M. Powell a réaffirmé que les engagements de Washington à l'égard de la sécurité de l'île ne changeraient pas, insistant sur le fait qu'il n'étaient pas négociables.
Revenant d'un voyage officiel dans 4 Etats alliés des Antilles, le Premier ministre, M. Chang Chun-hsiung, qui avait été bloqué deux jours à Honolulu (Hawaii) en raison de l'assaut du 11 septembre, a profité de ce contre-temps pour rencontrer M. Richard Bush, directeur général de l'Institut américain à Taïwan (AIT), qui lui a alors répété que les Etats-Unis n'avaient modifié aucun de leurs engagements envers la République de Chine à Taïwan.