La République de Chine vient de former son premier bataillon rompu aux subtilités de la guerre électronique, un domaine dans lequel les forces armées insulaires avaient accumulé un retard certain ces dernières années. L'objectif est de parvenir à atteindre en la matière un niveau opérationnel comparable à celui de la plupart des armées des grands pays industrialisés.
Un exercice sur le terrain a d'ailleurs été organisé à la mi-juillet afin de tester les capacités du nouveau bataillon équipé d'un matériel électronique avancé d'origine américaine, comprenant des dispositifs performants de brouillage, ainsi que des drones, des avions de reconnaissance sans pilote.
Les manoeuvres militaires qui ont eu lieu à cette occasion étaient décidément sans précédent, puisque, là encore pour la première fois, elles n'opposaient plus deux divisions mais deux brigades, une nouvelle unité beaucoup moins importante en nombre d'hommes et réunissant des forces combinées afin d'augmenter leur mobilité et leur efficacité.
Cette entrée en scène du bataillon de guerre électronique a été remarquée par les experts en défense. Ils estiment en effet que les forces armées taïwanaises avaient pris beaucoup de retard dans ce domaine sur l'Armée populaire de Libération, en Chine continentale, et se sont félicités de ces efforts de modernisation qui, précisent-ils, doivent se poursuivre.
La modernisation est aujourd'hui le maître mot chez les gradés insulaires qui ont pris conscience de la faiblesse de leurs moyers en termes d'équipements et d'organisation, après notamment les conseils de leurs homologues américains. D'ailleurs, les Etats-Unis ont joué un rôle majeur non seulement dans la création de la nouvelle unité de guerre électronique, reconnaissent des responsables du ministère de la Défense nationale, mais aussi dans l'amélioration des moyens de commandement, de contrôle, de communication et de renseignement.
Les premiers équipements qui ont été acquis sont d'ailleurs si performants que le Yuan législatif a refusé pour l'instant d'en acheter en plus grand nombre, craignant qu'ils n'interfèrent dans les transmissions des communications civiles dans l'île.
Quant aux avions de reconnaissance sans pilote, qui transmettent leurs données ou images par liaisons automatiques, ils sont très utiles lors des missions de recueil d'information, de guidage ou de leurrage.
L'Office de la Santé publique a annoncé fin juillet qu'un réseau de secours d'urgence en cas d'accident nucléaire serait mis en place d'ici trois ans. Le scénario suivi vise surtout à organiser les secours aux victimes. Les 11 hôpitaux choisis pour s'associer à ce plan d'urgence ont été sélectionnés en fonction de leur proximité des trois centrales nucléaires situées dans les districts (hsien) de Taïpei et de Pingtung, et, aussi, en raison de la qualité de l'équipement dont ils disposent. Le but de l'opération est de se préparer au pire, même si les responsables du nucléaire dans l'île estiment un tel accident hautement improbable.
Aux championnats de la Sixième Coupe asiatique de sumo, l'équipe chinoise de Taïpei, composée de huit athlètes, quatre hommes et quatre femmes, a obtenu six médailles d'argent et quatre de bronze récompensant ses excellentes performances, tant à titre collectif qu'individuel.
Le sumo est un sport de lutte d'origine japonaise, inscrit dans les arts martiaux, dans lequel un des deux lutteurs doit pousser son adversaire hors d'un périmètre tracé sur le sol, en fonction de règles et de techniques élaborées. Les lutteurs, ou sumotori, sont répartis par catégories selon leur poids.
Sport national et essentiellement réservé aux hommes au Japon, le sumo a été récemment homologué pour des compétitions internationales, en même temps qu'il était aussi ouvert aux femmes.
Participant pour la première fois à des tournois internationaux, les lutteuses taïwanaises se sont aussi brillamment distinguées: Chang Chiung-yueh, Chen Ya-ling et Huang Hsiao-yu ont gagné chacune une médaille d'argent dans leur catégorie respective -- poids léger, moyen et toutes catégories --, tandis que Hsueh Chen-hui obtenait dans la catégorie poids lourd une médaille de bronze.
Les lutteurs insulaires sont aussi tous montés sur le podium: Chen Lee-jung a reçu une médaille d'argent en toutes catégories; les frères Ho Wen-cheng ( poids léger) et Ho Wen-hung (poids moyen), ainsi que Yeh Kun-fang (poids lourd), ont remporté chacun une médaille de bronze. Au classement général, l'équipe des lutteurs et celle des lutteuses de l'île ont chacune remporté une médaille d'argent.