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Revers diplomatique en Macédoine : la leçon est tirée

PD: 01/01/01

Admettant que la possibilité d'établir des relations officielles avec de nouveaux partenaires était à l'étude, M. Tien Hung-mao, le ministre des Affaires étrangères, a rappelé que son administration tiendrait compte en la matière du récent revers subi en Macédoine, afin de faire de la stabilité le maître mot à l'avenir.

 Interrogé par la commission des Affaires étrangères du Yuan de Contrôle, le chef de la diplomatie de Taïpei a présenté le 18 juillet un rapport faisant le point sur la rupture des relations officielles avec la Macédoine intervenue quelques semaines plus tôt, Taïwan ayant à cette occasion perdu l'un de ses deux seuls alliés en Europe.

 Revenant sur les circonstances de ce revers, M. Tien Hung-mao a insisté sur le fait que son administration avait agi au mieux, en fonction de la marge de manoeuvre dont elle disposait. Tirant la leçon pour l'avenir, il a conclu qu'il serait nécessaire désormais d'accorder une plus grande importance à l'analyse de la situation politique dans les pays en passe de conclure des alliances avec Taïpei, afin de privilégier la stabilité.

 La coopération bilatérale reste plus que jamais un moyen fort de resserrer les liens, a-t-il continué. A ce titre, si certains programmes de coopération avec la Macédoine ont été annulés depuis la rupture, d'autres initiatives dont le bénéfice mutuel est évident seront maintenues. Ayant prouvé leur utilité, les accords conclus entre les deux pays protégeant notamment les investissements, réprimant l'évasion fiscale ou encore évitant la double taxation entrent évidemment dans cette catégorie.

Pour ce qui concerne plus précisément les prêts accordés par Taïpei à Skopje, M. Tien Hung-mao a assuré qu'il n'y avait pas lieu de s'inquiéter pour leur remboursement, étant donné la solidité des contrats qui ont été signés et la crédibilité dont jouissent les autorités macédoniennes sur la scène internationale.

Quant au Centre commercial de Taïwan et à la Zone économique de Libre-Echange de Skopje qui ont attiré la plus grande part des capitaux privés taïwanais investis dans l'Etat des Balkans du temps où existaient des relations officielles, le premier devrait poursuivre normalement ses opérations, a expliqué le ministre, tandis que le financement du second a été suspendu.

 Etablis en janvier 1999, les liens diplomatiques avec Skopje ont été rompus le 18 juin dernier en raison de la confusion politique sur place, le Premier ministre macédonien ayant pris le parti de Taïwan contre l'avis du président de la République.