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L'esprit olympique est maintenant à la portée de Pékin

PD: 08/01/01

Le 13 juillet, le Comité international olympique (CIO), réuni en assemblée plénière à Moscou, a confié à Pékin l'organisation des jeux en 2008, estimant que le prochain événement pourrait aider à l'amélioration des conditions économiques et sociales en Chine continentale, en créant un environnement favorable à la promotion des droits de l'homme, comme en a témoigné l'enthousiasme spontané des Pékinois à l'annonce de la nouvelle.

 Aussitôt après l'annonce du CIO, le gouvernement de la République de Chine, qui a toujours soutenu la candidature des autorités continentales, leur a adressé ses plus vives félicitations.

 Dans sa communication, le porte-parole du gouvernement, M. Su Tzen-ping, a espéré que Pékin saurait s'imprégner de l'esprit olympique pour promouvoir la paix dans le monde, tout en préparant cette olympiade, et renoncerait à faire usage de la force dans le détroit de Taïwan, assurant le maintien de la stabilité dans la région Asie-Pacifique.

 Ce sont les exemples de pays organisateurs des JO qui, dans le passé, défiant les espérances des nations, ont mené des guerres impitoyables qui inspirent aux autorités de Taïpei plus de modération dans leur optimisme. Aussi appellent-ils Pékin à se montrer digne de l'esprit olympique dont elle porte désormais la flamme.

 Pourtant Taïpei a soutenu la candidature de Pékin. La plupart des insulaires, partageant les mêmes origines, histoire et culture que les continentaux, se réjouissent qu'une olympiade se déroule sur le territoire chinois. Selon un sondage réalisé dans l'île peu après la décision olympique, 54% des Taïwanais ont estimé que l'organisation des JO en 2008 par Pékin contribuerait à promouvoir l'amélioration des relations et la paix entre les deux rives du Détroit.

 Les responsables insulaires du sport ont considéré comme un point positif la proposition de passage de la flamme olympique à travers l'île, un symbole puissant, si la dignité des Taïwanais était respectée.

Les milieux d'affaires insulaires quant à eux entrevoient une plus grande assurance de paix dans le Détroit durant les sept années précédant les JO de Pékin, une période qu'ils jugent plus propice aux investissements taïwanais en Chine continentale.

 En fait, avec la chance qui vient de leur être donnée, les dirigeants de Pékin permettront à la population continentale de s'ouvrir sur le monde. Il leur sera aussi plus facile de réaliser que cette décision reflète la vive attente de la communauté internationale de voir en son sein la Chine continentale devenir un membre responsable.

 



 
 

Les Taïwanais manifestent leur solidarité avec une famille continentale

PD: 08/01/01

L'Association chinoise [Taïwan] pour le Secours et l'Encouragement (CARE) a offert un don en espèces de 2,95 millions de TWD à la famille d'un scientifique continental, M. Zhang Jingmin, qui, depuis plus de huit mois, est hospitalisé dans l'île, à la suite d'un accident de la circulation survenu à Taïpei.

 Participant à un programme de recherche sur la spectroscopie, organisé à Taïpei par l'Institut des Sciences atomiques et moléculaires de l'Academia Sinica, M. Zhang Jingmin séjournait dans l'île, lorsqu'en octobre de l'année dernière, circulant à bicyclette, il a été heurté par un chauffard, le choc le plongeant dans un profond coma dont il n'est pas encore sorti. Les frais énormes accumulés de cette longue hospitalisation ont laissé son épouse et sa fille de sept ans, venues à son chevet peu après l'accident, dans une situation financière désespérée. En effet, durant son séjour dans l'île, le chercheur n'était couvert par aucune assurance.

 Emus par cette pénible affaire, plusieurs personnalités du monde scientifique et responsables politiques ont lancé un appel en faveur du chercheur continental. Une campagne de solidarité a été organisée par CARE. Les fonds ainsi recueillis ont été remis à son épouse, Mme Zhao Wei, qui a remercié la population insulaire pour cet élan de générosité. Elle a indiqué que, si les conditions le permettaient, son époux serait transféré vers la mi-août à Tianjin, où sa famille réside.

 



 
 

Une nouvelle loterie mise en place dans l'île

PD: 08/01/01

Dans le but de rénover la loterie nationale, la Banque de Taïpei, à qui avait été confié cette mission, a signé avec Lottery Technology Services Corp., un joint venture du groupe Acer, de Taïwan, et de G-Tech, des Etats-Unis, un accord de coopération technique de cinq ans, permettant de mettre en place une loterie informatisée à partir de janvier 2002.

 Lottery Technology offrira ainsi ses services techniques pour le fonctionnement de la nouvelle loterie, tandis que la Banque de Taïpei s'occupera de son financement.

 Le chiffre d'affaires de l'opération est estimé à 100 milliards de TWD par an, pour un bénéfice de 4,3 milliards de TWD. Selon l'accord, une part de 2% de l'ensemble des revenus sera allouée au joint-venture Lottery Technology, tandis que 1% ira à son partenaire bancaire. Acer, associé dans le joint-venture, a promis de reverser 30% de la part des profits réalisés dans cette loterie à différentes oeuvres de charité et d'aide sociale de l'île.

 Après les différentes déductions de frais d'exploitation -- procédures bancaires, campagnes publicitaires et autres, ainsi que les sommes des prix distribués aux gagnants --, la Banque de Taïpei espère pouvoir réaliser un bénéfice net de 20 millions de TWD.

 D'ici le lancement, quelque cinq mille points de vente de billets de loterie, dont le nombre sera progressivement augmenté à plus de huit mille, seront créés à travers toute l'île. Pour aider au recrutement et à la formation de vendeurs qualifiés, des séances d'information seront tenues à partir de ce mois.

 Pour la nouvelle loterie, qui remplacera celle existant actuellement, il sera procédé chaque semaine à deux tirages pour lesquels des billets de deux sortes seront mis en vente, l'un à 100 TWD, l'autre à 50 TWD (en demi-valeur).

 Par ailleurs, la Banque de Taïpei, qui exploite la loterie conventionnelle ayant des tickets à gratter et à numéro, offrant une double chance de gagner, a annoncé des ajustements pour ce mois-ci. Afin d'accroître les chances de gagner, le nombre des petits gains est multiplié, tandis que le grand prix, attribué aux numéros gagnants, est réduit à 2 millions de TWD, au lieu de 3 millions de TWD. Environ 41% des billets émis seront remboursés d'au moins la mise de 100 TWD.

 



 
 

Le maire de Taïpei honore la mémoire de Katharine Graham

PD: 08/01/01

Le maire de Taïpei, M. Ma Ying-jeou a exprimé sa profonde douleur en apprenant la disparition de Mme Katharine Graham, présidente du groupe Washington Post, auquel appartient le Washington Post, un organe de presse parmi les plus influents aux Etats-Unis, qui est décédée le 17 juillet à 84 ans.

 Il a rappelé avec émotion sa première rencontre avec cette grande dame du journalisme international. Il était alors l'interprète du président Chiang Ching-kuo qui avait accordé le 7 octobre 1986 à Mme Graham une interview au cours de laquelle il avait annoncé au monde sa volonté de lever la loi martiale imposée depuis plusieurs décennies dans l'île, ainsi que d'abroger l'interdiction de former des partis politiques.

 Publiées dans le quotidien américain, ainsi que dans la revue hebdomadaire affiliée Newsweek, les déclarations de l'ancien chef de l'Etat avaient alors attiré l'attention de la communauté internationale et avaient ouvert la voie vers la démocratisation de l'île.

 Le maire de Taïpei a indiqué que, lors d'une rencontre avec Mme Graham plusieurs années après, celle-ci lui avait aimablement fait remarquer que ce jour-là, sa traduction avait été trop rapide et qu'elle avait dû en retarder la transcription.

 Mme Graham a repris le journal que son père avait racheté, le transformant en un empire médiatique qu'elle a cédé à son fils. Lors du scandale du Watergate, elle a habilement utilisé sa publication pour en faire une force motrice dans le journalisme américain.

 



 
 

Il appartient à la justice de statuer sur la garde d'Iruan

PD: 08/01/01

Le ministre des Affaires étrangères, M. Tien Hung-mao, a déclaré le 18 juillet que le litige concernant la garde légale du petit Wu Yi-hua (ou Iruan Ergui Wu), orphelin de père taïwanais et de mère brésilienne, était fondamentalement du ressort de la justice internationale, aussi le cas devait-il être réglé par les tribunaux, indiquant que son ministère était parfaitement incompétent en la matière.

 La presse brésilienne a rapporté que les plus hautes instances fédérales du Brésil avaient pris le dossier en mains afin d'aider au retour de l'enfant, qui a la nationalité brésilienne. Jusqu'à présent, aucune directive officielle de cet Etat n'est parvenue à Taïpei, a indiqué le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, ce qu'a confirmé le bureau de représentation du Brésil à Taïpei.

 Le jeune Wu Yi-hua, né au Brésil et âgé de 7 ans, a été confié par les tribunaux brésiliens il y a trois ans, à la mort de sa mère, à la garde légale de sa grand-mère maternelle, Mme Rosa Leocadia da Silva Ergui.

 En mars de cette année, le père de l'enfant est mort onze jours après avoir amené son fils pour une visite dans l'île, laissant l'enfant aux soins de son oncle, M. Wu Huo-yen. Ce dernier a déclaré vouloir respecter les dernières volontés de son frère qui aurait désiré que Wu Yi-hua soit élevé à Taïwan et reçoive une éducation chinoise.

 Depuis, l'oncle de l'enfant a effectué les démarches nécessaires pour lui obtenir la citoyenneté de la République de Chine, ainsi que la possibilité de résider en permanence dans l'île.

 



 
 

En bref...

PD: 08/01/01
Un premier groupe de coopérants a commencé son service national

Les premiers coopérants à l'étranger -- 37 jeunes gens sélectionnés sur 211 candidats -- ont été appelés à effectuer leur service national dans un cadre civil. Ils ont ainsi commencé par une courte préparation militaire, puis à partir de ce mois ils suivront dans l'île une formation indispensable d'environ trois mois avant de rejoindre leur affectation dans les missions de coopération installées dans les pays alliés de la République de Chine. Actuellement, les jeunes gens appelés sous les drapeaux effectuent un service militaire de 22 mois; toutefois, la loi leur permet maintenant d'opter pour un service civil (protection publique, assistance sociale, coopération à l'étranger), d'une période de 26 mois.

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La recherche dans la diversité biologique au service de l'écologie

La Commission d'Etat des Sciences a annoncé mi-juillet un ambitieux plan promouvant la recherche sur la diversité biologique dans le domaine de l'écologie, comprenant notamment l'établissement d'une programmation de la biodiversité, le renforcement d'une coopération internationale et l'intégration des fruits de la recherche sur la diversité biologique. Doté d'une banque de données complète, ce plan pourrait aider à surmonter les difficultés récemment rencontrées du fait de la plus grande sévérité des mesures de protection de l'environnement, en recherchant les compatibilités entre les écosystèmes que possèdent l'île. Un institut national pourrait être créé pour étudier les 150 000 espèces vivant dans l'île, dont un quart sont uniques à Taïwan.

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La poste projette d'émettre des timbres à l'effigie de personnalités

Proposant d'ajouter un nouveau thème aux motifs traditionnels de ses timbres, la Direction générale de la Poste projette d'émettre des timbres à l'effigie de personnalités politiques à l'approche des élections générales qui se dérouleront en décembre prochain. Une formule semblable a été lancée par l'Australie en 1999 au moment de son exposition universelle. Depuis, plus de vingt pays l'ont imitée, tandis que la Chine continentale se préparerait à faire de même pour commémorer les Jeux olympiques de 2008. Selon la Poste insulaire, pour pouvoir émettre ce genre de timbres, l'achat minimum d'une feuille de 10 timbres à 5 TWD, vendue pour environ le double de sa valeur, sera requis, en l'occurrence une pratique courante ailleurs pour ce type de timbres.

 



 
 

L'expérience de Taïwan doit ouvrir les horizons

PD: 08/01/01

Invité d'honneur à une réception marquant le 20e anniversaire de la revue mensuelle CommonWealth, une des plus prestigieuses publications de l'île, le président de la République, M. Chen Shui-bian, a encouragé la population insulaire à s'ouvrir davantage sur le monde, afin de pouvoir mieux comprendre les divers aspects de leur propre pays.

 Il a fait l'éloge du supplément spécial 319 en avant, en quatre fascicules, qui relate avec abondance l'expérience de Taïwan à travers les particularités de chacune des 319 communes insulaires, illustrées par leur histoire et leur culture, les us et coutumes, les sites pittoresques, les intérêts économiques et même les personnalités qui en sont originaires.

 Ayant parcouru le supplément avec curiosité, le chef de l'Etat s'est arrêté sur l'article décrivant son village natal, Kuantien, près de Taïnan, dans le sud de l'île. Il n'a pas caché sa surprise de se voir citer comme un personnage important de cette commune.

 Il a noté que ce supplément de CommonWealth était précieux pour permettre aux Taïwanais de mieux comprendre l'esprit des communes insulaires et de leurs habitants.

 Le président de la République a également loué dans son ensemble le périodique mensuel, sous la direction de Mme Diane Ying, pour l'aide qu'il a apporté durant deux décennies au monde insulaire des affaires, en lui offrant la possibilité de s'informer de l'actualité technologique et des tendances économiques dans le monde, lui permettant de mieux comprendre les différentes situations.

Il s'est dit impressionné par les efforts du magazine depuis sa fondation pour faire connaître l'actualité (connaissances, technologies, idées, etc.) dont l'élite locale a besoin, ajoutant que la revue avait suivi pas à pas le développement économique de l'île durant ces vingt dernières années.

 A cette réception d'anniversaire, étaient aussi présentes diverses personnalités des milieux politique, académique, scientifique et économique.