Au cours d'une cérémonie présidée par le Premier ministre, M. Chang Chun-hsiung, l'Office d'Information du Gouvernement (GIO) a présenté en première le 26 mai le documentaire Un Théâtre dans la paume de la main -- Les marionnettes à gaine de Taïwan, qui relate l'histoire des marionnettes taïwanaises avec tout le merveilleux qui l'entoure, un art folklorique qui suit assez fidèlement le développement de l'île.
C'est dans le cadre de la promotion de la culture de Taïwan que le GIO avait proposé en 1997 ce documentaire, à travers lequel serait présenté une des plus solides traditions insulaires. Produit par Hanson Production Corp., ce film d'une durée de deux heures a vu sa réalisation confiée à M. Yu Kan-ping, qui a déjà mis en scène plusieurs films à succès, comme The Same Moonlight, People Between Two Chinas et Two Painters. La qualité de ses plus récentes oeuvres comprenant plusieurs documentaires relatifs au patrimoine culturel de l'île, notamment sur les aborigènes, lui a valu un certain prestige qui a probablement guidé le GIO dans son choix.
Les premières prises de vue et de son ont débuté en mars 1998. La petite équipe de cinéastes a parcouru Taïwan dans tous les sens, dans tous les recoins. Assistant à des cérémonies religieuses locales, des représentations d'opéra chinois, des présentations d'acteurs des arts populaires et rencontrant des douzaines de comédiens, de musiciens, de metteurs en scène et de spécialistes des arts, elle a pu enregistrer des kilomètres de pellicules et de bandes sonores.
Dans cette oeuvre, M. Yu Kan-ping entre dans le vif du sujet avec un couplet en préambule: " De mes dix doigts, j'ai mené dix mille personnages, tandis que j'ai conté des milliers d'histoires du pays. J'ai passé toute ma vie à animer des marionnettes qui m'ont illuminé. " On pourrait aisément attribuer ces paroles au montreur Huang Hai-tai, aujourd'hui centenaire et chef incontesté de la plus importante école de marionnettes à gaine dans l'île. Mais cette vérité honore tous les montreurs qui ont pérénisé cet art.
Il n'y a pas si longtemps encore, lorsque le cinéma, la télé ou la vidéo étaient rares ou inconnus dans l'île, les marionnettes étaient le spectacle où petits et grands venaient nombreux passer un moment de détente devant une " fenêtre " installée dans la cour d'un temple ou dans un coin de la rue.
Conter l'histoire de Taïwan à travers les marionnettes est une manière assez originale de présenter l'île, un jeu parfaitement réussi par M. Yu Kan-ping et agrémenté de riches mélodies traditionnelles et de chansons du folklore insulaire. L'histoire commence vers le milieu du XVIIIe siècle, avec l'arrivée dans l'île de pionniers chinois venus de Zhangzhou ou de Quanzhou.
Les premières scènes dépeignent ces voyageurs à leur départ chargés de colis et de bagages avant de traverser le périlleux détroit de Taïwan aux eaux tourbillonnantes. Débarqués dans l'île, ils y ont construit leur nouveau logis, ayant emmené avec eux leurs marionnettes traditionnelles.
On y apprend aussi que les marionnettes ont connu un développement divisé en sept périodes, presque un calque de l'histoire de Taïwan. Les premiers spectacles sont pratiquement la reproduction, voire la continuation, du folklore apporté depuis les régions continentales, avec comme accompagnement traditionnel, la musique de l'école du pei-kuan, un style très populaire à cette époque.
En raison du rythme de cette musique, le spectacle de marionnettes à gaine a vite évolué. L'adaptant au gré de cette musique, les montreurs ont composé des scènes, des figurines intégrées au tempo le plus vif et développé un style original où les poupées bondissent en l'air, virevoltent, culbutent sur elles- mêmes, s'empoignent corps à corps dans de furieux combats et se pavanent d'un bout à l'autre de la scène pour le plus grand plaisir du public.
La chevalerie, thème favori des contes chinois, était aussi le sujet préféré dans les années 20, sous l'occupation japonaise. Les principaux personnages, issus du taoïsme, représentant la droiture, venaient en redresseur de tort délivrer d'honnêtes gens de l'emprise des bandits. Les autorités nippones dans l'île ayant interdit le chinois ou le taïwanais comme moyen d'expression dans les théâtres de marionnettes, la narration, le dialogue, les chansons du spectacle se faisaient en japonais.
Peu après la rétrocession de l'île en 1945, c'est dans leur langue que les spectacteurs insulaires ont vivement apprécié les intrigues dans le style des grandes épopées classiques chinoises, comme le Roman des Trois Royaumes, de Lo Kuan-chung sous la dynastie Ming (1368-1644), ou bien les énigmes judiciaires historiques dénouées par des juges probes et intègres, comme Shih Kung ou Peng Kung.
Aujourd'hui, les montreurs utilisent des effets audio-visuels modernes, tandis que les spectacles de marionnettes sur le petit ou le grand écran sont restés populaires. Avec de nouvelles techniques d'expression et plus de professionnalisme, non seulement ils réjouissent toujours les personnes de l'ancienne génération, mais permettent aussi aux plus jeunes de redécouvrir l'art des marionnettes à gaine.
Le Yuan exécutif a publié le 30 mai une série de décrets concernant les entreprises gérant un cybercafé. Ces mesures sont destinées à réorganiser cette activité de l'économie, dont le succès n'a cessé de croître dans l'île ces cinq dernières années, en attendant le vote d'un cadre législatif spécifique. L'ensemble de ces sociétés, par la voix de leur représentant, s'est déclaré prêt à respecter les nouvelles dispositions. Selon le ministère de l'Economie, il existe dans toute l'île plus de 3 700 cybercafés, où le public a dépensé en un an un total estimé à 79,6 milliards de TWD.
La plupart des collectivités locales ont arbitrairement rangés les cybercafés, qui n'ont jusqu'alors pas de classification légale propre, dans la catégorie des salons de vidéo-jeux ou des restaurants, les soumettant à des contraintes et des servitudes dont les propriétaires se sont souvent plaints. Et même si légalement ils ne peuvent s'installer dans les quartiers résidentiels, la plupart des cybercafés y opèrent pourtant. Comme les charges locatives y sont moindres, ils parviennent ainsi à mieux rentabiliser leurs investissements. De fait, en l'absence d'une distinction légale, les cybercafés sont techniquement hors-la-loi puisqu'ils sont incorrectement classés.
Pour développer l'île en un centre de technologie il est nécessaire de reconnaître l'activité de cette industrie au dynamisme croissant, car elle constitue un important débouché pour les ventes de matériels informatiques et de logiciels, ainsi que pour les programmes de services Internet, a indiqué M. Lin Gen-yi, président de l'Association pour le Développement d'Internet (IDA), qui regroupe des entreprises de service Internet.
Le ministère de l'Economie a autorisé l'IDA à fournir le Système intégré d'Identification (CIS), garant de la qualité des services, aux cybercafés, qui sont tenus de l'adopter en vertu des mesures prises par le Cabinet.
Des conditions seront, bien entendu, à respecter, en particulier concernant l'accès des mineurs de moins de 18 ans, lesquels ne pourront fréquenter les cybercafés pendant les heures de classe ou tard dans la soirée. Tandis que la consommation d'alcool et de tabac leur est interdite dans ces lieux, l'accès à des sites illégaux incitant à la violence, à la pornographie ou à d'autres activités telles que les jeux d'argent ou la prostitution, quelles que soient leurs formes, y est strictement prohibé.
Dans le même temps, la municipalité de Taïpei, dans le cadre de sa juridiction, a soumis au vote de l'Assemblée municipale un texte de loi régissant l'industrie des cybercafés dans la capitale. La mairie est allée encore plus loin que le Cabinet dans certaines restrictions prises au niveau national. Par exemple, les mineurs de moins de 15 ans ne pourront se rendre dans un cybercafé, sauf s'ils sont accompagnés de leurs parents ou de leur tuteur légal.
Ces limitations sont le fruit de mûres réflexions, mises en lumière par une récente étude, selon laquelle plus de la moitié des écoliers (moins de 12-13 ans) de l'île fréquentent les cybercafés, précisant que près de 400 000 d'entre eux s'y rendent au moins une fois par semaine, passant en moyenne 8 heures et demie devant une console.
Le 21 février 2001, Tomorrow Times, le premier journal en ligne de langue chinoise, a annoncé qu'il cessait ses activités. Ainsi, le grand nombre potentiel de lecteurs en ligne -- plus de 6,5 millions d'insulaires surfent régulièrement sur Internet --, la remise à jour heure par heure de l'actualité, les millions d'USD investis et le sens des affaires du groupe PC Home Publishing n'ont pas été suffisants pour assurer la survie de Tomorrow Times. On a persuadé trop peu d'internautes à lire ses colonnes -- et à cliquer sur les publicités en manchette -- pour rendre ce cyberjournal viable.
Sa fin signifie que, malgré tous les espoirs et le battage de ces dernières années, Internet a encore beaucoup à faire pour s'intégrer dans les moeurs des insulaires. Les sites du Web rapportant quelques profits sont habituellement classés, soit comme des portails, qui mènent les internautes aux pages qu'ils recherchent, soit comme des sites de destination, tel le Tomorrow Times. A Taïwan, peu de sites ont obtenu autant de succès que celui du 104 Job Bank. Chaque jour, des milliers de chercheurs d'emploi s'y connectent pour trouver l'information qui leur convient. Nombreux sont ceux qui placent leurs coordonnées professionnelles sur le site, permettant aux employeurs de prendre une initiative et de contacter les personnes désirées, plutôt que d'attendre passivement que les demandes d'emploi arrivent sur leur bureau.
Dans une interview accordée à la revue de langue chinoise Business Next, M. Rocky Yang, président-directeur général de 104 Job Bank et un des entrepreneurs sur Internet les plus connus, estime que les firmes B2C (business-to-consumer) d'Internet ne peuvent réussir qu'en étant agréables aux consommateurs et en présentant un accès facile. Il attribue le succès de son entreprise -- qui, au contraire de beaucoup d'autres sociétés point-com, a réalisé de confortables bénéfices -- au fait que l'internaute obtient beaucoup plus aisément sur son site le renseignement concernant les offres d'emploi qu'en collectant les petites annonces à partir d'un amas de journaux.
Dans le monde, les firmes B2C créées sur le mode d'Amazon.com rivalisent pour gagner de l'argent. Et si M. Yang a raison, de telles entreprises sont destinées à un succès de plus en plus " virtuel " à Taïwan où le commerce de détail est hautement développé et libéralisé -- la plupart des magasins sont ouverts sept jours sur sept et tardivement dans la soirée --, aussi y faire ses courses demeure très pratique.
Actuellement, plus d'une douzaine de sites locaux vendent des livres. Mais les habitants des grandes villes -- dont la plupart ont vraisemblablement accès à Internet -- vivent à l'étroit dans des appartements, aussi trouvent-ils du plaisir à visiter une librairie bien arrangée et agréable. En outre, les études montrent que les consommateurs taïwanais sont assez réticents à " divulguer " sur le Web les coordonnées de leur carte de crédit et craignent de se voir livrer des marchandises défectueuses. Ceux qui vivent dans des villages reculés en montagne ou dans de petits îlots au large pourraient faire leurs achats en ligne, mais les internautes dans ces régions sont extrêmement rares, ne dépassant pas les 5%.
En attendant que les achats via Internet se répandent dans ces régions, les firmes B2C insulaires ont un avenir peu prometteur. En conséquence, pour attirer la clientèle des villes, il leur faut vendre moins cher que dans les boutiques conventionnelles, se distinguer par la qualité de leurs produits, assurer une livraison rapide et une sécurité maximale des moyens de paiement -- un vaste programme!
Plus énigmatique est le manque d'enthousiasme pour le marché des valeurs boursières en ligne. La Bourse de Taïwan (Taiex) autorise depuis 1997 les transactions par Internet. Si les investisseurs insulaires ont une longue tradition de boursicotage, les opérations en ligne ne comptaient à la fin septembre 2000 que pour 6,92% du volume total des transactions. A titre de comparaison, en août 2000, la part des opérations réalisées par voie électronique était de 63,1% en Corée du Sud.
Cherchant à réduire dans l'île l'écart en équipements informatiques entre les centres urbains et les régions moins développées, les pouvoirs publics soutiennent une alliance de sociétés locales, menée par Chunghwa Telecom Co. Depuis l'an dernier, ce groupe installe dans toute l'île un réseau de kiosques d'accès Internet à l'usage du public. Le premier point a été installé à Kinmen, une petite île au large des côtes continentales sous juridiction de Taïpei. En septembre 2000, le ministère de l'Education, a pour sa part fini d'équiper toutes les écoles primaires et secondaires, offrant un accès Internet sur bandes larges. En janvier dernier, le Cabinet a approuvé un plan d'aide qui permettra à 35% des agriculteurs d'utiliser Internet, par lequel ils pourront augmenter leur productivité et améliorer la distribution de leurs produits.
Des aborigènes de l'île voient dans Internet le moyen de préserver leur culture et leur identité. Créé par un instituteur, désirant rapprocher les zones rurales des grandes villes en matière d'éducation, le site Web géré par l'Ecole primaire Paling, dans le nord de l'île, a été développé en un site à multiples objectifs. Il permet, entre autres, aux familles de suivre l'actualité de leur communauté et aux paysans de promouvoir le tourisme dans leur région ou les produits de l'agriculture locale.
Selon M. Richard Ireland, cofondateur de Dragnet -- une société insulaire spécialisée dans le développement de logiciels, la création de sites, l'intégration de bases de données et la conception de cédéroms --, Internet a eu des effets importants sur la communication des personnes et la façon de passer son temps libre.
" Beaucoup de gens et moi-même utilisons probablement plus le courrier électronique que le téléphone. Les insulaires se sont jetés sur la diversité des communications par Internet, notamment la messagerie instantanée -- MSIS, AIM et surtout ICQ ", indique M. Ireland, ce que semble confirmer NetValue, une firme traitant de statistiques concernant Internet, indiquant que chaque internaute taïwanais a envoyé en moyenne 44 e-mails durant le mois de janvier 2001.
Les sites de discussion sont très populaires parmi les étudiants, au point parfois d'abuser des libertés offertes. Par exemple, en décembre dernier, une personne fut arrêtée pour avoir répandu des rumeurs infondées sur le réseau en vue de manipuler les cours de la bourse. Etant donnée la possibilité immense de surfer sur Internet aux heures du déjeuner et aux moments calmes pendant les heures de travail, NetValue estime qu' en janvier 2001, un internaute insulaire a passé en moyenne 9,1 heures en ligne, suggérant que cela s'est fait au détriment du temps consacré à la lecture et aux loisirs, ainsi que des moments passés devant la télévision.
" Si, au milieu de la nuit, vous passez dans les nombreux cybercafés ouverts 24 heures sur 24, vous les trouverez presque toujours pleins -- généralement des clients se divertissant avec des jeux électroniques via Internet, comme Age Of Empires ", poursuit M. Ireland, citant encore comme distraction particulièrement populaire les sites de rencontres.
Beaucoup ont reproché aux pouvoirs publics d'avoir mis l'accent sur Internet et son rôle, en vue de développer une économie fondée sur les connaissances, précisant que le Web ne pouvait en rien aider les industries traditionnelles de l'île durement concurrencées et qu'il restait sans utilité pour les personnes plus âgées, celles qui, ayant un niveau d'instruction moins élevé, sont les plus menacées par le chômage.
Ce n'est pas tout à fait exact. Selon un rapport publié par l'agence taïwanaise d'Internet Society, la technologie des chaînes d'approvisionnement et des systèmes de gestion partagés sur le Web a permis, par exemple, aux fabricants insulaires de vêtements de réduire de 3 mois à 33 jours les délais entre la réception d'une commande et la livraison des vêtements aux détaillants américains.
Le taux des personnes qui travaillent à domicile via Internet pour une entreprise est extrêmement bas à Taïwan, ce qui implique que le réseau numérique a encore beaucoup à faire pour modifier les habitudes. Environ 12,5% de la population active des Etats-Unis travaille en communiquant par ce moyen un ou plusieurs jours par semaine. A Taïwan, le taux reste négligeable. Malgré un nombre croissant de femmes qui choisit de combiner une activité professionnelle à la maison avec les tâches domestiques, il semble que cette formule ait peu de chance de devenir populaire dans un proche avenir.
La plupart des Américains qui travaillent via Internet pour une grande société du secteur des services ont préféré cette formule parce qu'elle leur permet de vivre à la campagne. Ici, même si les insulaires prenaient cette option, ils continueraient de vivre dans les villes, principalement retenus par leurs enfants qui y fréquentent les écoles réputées meilleures que celles des banlieues ou en zone rurale.
Quant à ceux qui travaillent chez eux, comme M. David Toman, un écrivain et traducteur établi à Hsintien, dans la banlieue de Taïpei, Internet a apporté quelques changements. " Cette formule accélère les délais de travail, car elle permet d'exécuter la commande pratiquement en temps réel. Si un client a besoin d'un texte à 9h, je peux le terminer à 8h59. Il sera encore à l'heure ", dit-il, notant toutefois que la quantité de travail produite reste à peu près la même que du temps où les documents devaient être acheminés par messager, fax ou courrier express.
Les entrepreneurs sont nombreux à se servir d'Internet pour trouver des fournisseurs ou recueillir des renseignements sur leurs concurrents. Mais M. Toman précise que, pour les traducteurs, les rédacteurs ou les écrivains, le Web n'est pas une source fiable, puisque presque tout le monde peut y diffuser ses propres articles.
Depuis deux ans qu'il occupe la mairie de Taïpei, M. Ma Ying-jeou a insisté lourdement pour transformer la capitale en une cyberville -- une ville où les habitants pourraient utiliser Internet pour déclarer leurs impôts, demander un certificat ou prendre part à des activités d'études. Si l'usage des " facilités virtuelles " devient populaire, les problèmes de la circulation ou de la pollution pourront être plus facilement résolus. Le maire a enregistré un certain succès, puisqu'en juillet 2000, la revue américaine Wired a placé Taïpei en tête des villes de la région Asie-Pacifique, et au 8e rang dans le monde, en termes de développement et d'installation des technologies informatiques.
D'après de récentes évaluations, près des deux tiers des habitants de Taïpei ont chez eux accès à Internet. Pour permettre à tous de surfer, la municipalité planifie son propre réseau de kiosques Internet, d'où le public pourra accéder au Web. Etant donnée la densité de la population et son attrait pour les technologies, ce plan municipal touchera sans nul doute tous les citadins. Cependant, il est aussi juste de dire que, pour le moment, des politiques moins tapageuses -- comme celle de l'extension du réseau du métro -- ont eu des retombées beaucoup plus réelles sur la vie des Taïpéiens.
PD: 06/11/01
Le gouvernement a approuvé l'ouverture sur le continent d'une seconde école taïwanaise, laquelle permettra aux enfants des cadres taïwanais travaillant en Chine continentale de suivre un cursus scolaire identique à celui de leurs camarades restés dans l'île. Actuellement en construction à Kunshan, dans la province du Jiangsu, elle sera ouverte à plus de 400 familles originaires de l'île qui vivent dans la région de Shanghai Dès cet automne, les enfants pourront y être accueillis en cycle primaire ou secondaire. C'est au cours d'une cérémonie organisée à Taïpei le 22 mai que la vice-ministre de l'Education, Mme Fan Sun-lu, a remis un certificat au futur directeur de l'établissement, M. Chou Chien-kuo. Il s'agit de la deuxième école de ce type sur le continent à avoir reçu une reconnaissance des autorités de Taïpei. La première a été ouverte en juillet 2000 à Dongguan, dans la province du Guangzhou. Le fonctionnement de la nouvelle école sera financé par la communauté d'affaires taïwanaise installée dans les environs.