Contenu (Société)

 

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Une nouvelle alternative au service national

PD: 06/01/01

Le ministère des Affaires étrangères présentant le nouveau programme de coopération internationale destiné aux jeunes appelés préférant effectuer un service civil a tenu le 17 mai une réunion préliminaire à laquelle ont participé près de 200 jeunes gens, tous candidats à un poste dans une mission technique, agricole ou médicale de Taïwan stationnée à l'étranger.

 Depuis juillet 2000, les jeunes qui doivent remplir leurs obligations militaires peuvent choisir d'effectuer un service civil, en apportant leur aide à une activité sociale d'utilité publique dans une administration de niveau central ou local. Cette année, à ces options, s'est ajoutée la possibilité de participer aux actions pour le développement dans le cadre de la coopération avec l'étranger organisée par le ministère des Affaires étrangères, un programme qui a reçu l'aval du président de la République, M. Chen Shui-bian.

 Environ 40 postes seront à pourvoir à partir du mois prochain dans une des missions agricoles ou médicales que Taïwan entretient dans 23 pays. Les coopérants, ayant obligatoirement des diplômes universitaires, seront entièrement pris en charge par l'Etat, recevant un traitement, en guise de solde, variant de 11 000 à 20 000 TWD. De plus, ils auront droit au bout de six mois à un billet aller-retour gratuit pour revenir deux semaines à Taïwan en permission.

 Selon les jeunes candidats, cette formule peut leur apporter une expérience enrichissante du monde. L'éloignement par rapport au pays et aux leurs, les barrières culturelles et linguistiques qu'ils auront à affronter, ainsi que des conditions de vie souvent plus difficiles, ne paraissent pas les avoir fait reculer.

 Avant leur départ, une initiation aux usages et à la langue du pays où ils se rendront leur sera donnée dans le cadre de ce programme.

 



 
 

Le ministre de la Justice en faveur de l'abolition de la peine capitale

PD: 06/01/01

Célébrant le premier anniversaire de son ministère, M. Chen Ding- nan, ministre de la Justice, a exprimé au cours d'une conférence de presse le 17 mai sa volonté de mettre un terme à la peine de mort dans les trois prochaines années. C'est la première fois qu'un ministre de la Justice aborde publiquement cette question en fixant des délais. Il s'agit là d'un grand pas en termes de réforme judiciaire et de droits de l'homme.

 Si, pour suivre la tendance générale vers l'abolition de la peine capitale dans le monde, M. Chen Ding-nan apporte un début de réponse aux appels des groupes militant en faveur des droits de l'homme tant dans l'île qu'à l'extérieur, il devra convaincre l'opinion publique insulaire qui reste encore attachée à la peine suprême -- selon plusieurs études successives, plus de 80% des sondés sont opposés à son abrogation --, estimant qu'elle est encore un facteur dissuasif à la criminalité.

 Aussi le ministre a-t-il concédé qu'il lui faudra du temps pour obtenir le soutien du public, sans lequel le succès de son projet paraît peu probable. C'est pourquoi, son ministère lancera à cet effet une vaste campagne d'information destinée à combattre les préjugés.

 Dans un premier temps, une législation nouvelle permettra de modifier les textes par des dispositions variées, comme l'allongement des peines carcérales, puisque la durée maximale de l'emprisonnement prescrite par le Code pénal est actuellement de 20 ans, ou encore la réduction graduelle du nombre des cas passibles de la peine de mort jusqu'à son remplacement complet, a souligné le ministre.

 Ce plan qui mènera en trois ans à l'abolition de la peine de mort a rencontré des réactions mitigées. Les juges et les procureurs s'inquiètent déjà des profondes incidences que ce changement aura sur la société, tandis que d'autres personnalités, la plupart dans les rangs de l'opposition, mettent en doute les bénéfices d'une telle réforme et plaident pour le maintien de cette sanction dans sa " valeur symbolique ", constatant que les juges accordaient tout de même beaucoup d'importance aux droits de l'homme avant de rendre leur verdict, vu la forte diminution du nombre des peines capitales décidées aujourd'hui.

 En fait, le débat n'est pas nouveau et revient à chaque fois qu'une condamnation capitale est prononcée. Des voix s'élèvent pour ou contre la peine de mort, mais se taisent sitôt après l'exécution. Le public quant à lui y voit l'application nécessaire d'une sorte de loi du talion dans le cas de crimes odieux.

 Les partisans de l'abolition admettent qu'il n'y a pas lieu de se précipiter pour réviser le Code pénal, dans lequel un système progressif des peines sera notamment instauré et les dispositions concernant la mise en liberté sous caution, la commutation ou la remise de peine, et même la grâce seront modifiées de façon plus restrictive. Pour parvenir à cet objectif, les autorités publiques aborderont avec circonspection les problèmes de l'abolition afin de convaincre les insulaires que la peine capitale n'a pas sa place dans une société civilisée.

 



 
 

Un marin insulaire a fait le tour de la terre

PD: 06/01/01

Après avoir effectué en compagnie de deux co-équipiers le tour de la terre en 886 jours à bord de son yacht à voile, le New Era, Nelson Liu est revenu le 19 mai au port de Kaohsiung, d'où il était parti. C'est le premier skipper portant les couleurs de la République de Chine à avoir réussi cette circumnavigation à partir de l'île.

 A l'approche de Kaohsiung, le voilier de 16 mètres et de 32 tonnes, a été accueilli par des bâteaux de pêche et des vedettes qui l'ont escorté jusqu'au quai nø21 où attendaient parents, amis et nombreux admirateurs des navigateurs. Ils étaient venus ovationner la petite équipe qui a bravé les difficultés de toutes sortes durant cette longue navigation.

 Pour ce périple autour de la terre, également baptisé 2001 Globe Expedition, les trois hommes -- Nelson Liu et ses deux compagnons de route, Bernd Doerper et Fu Kuo-hui -- quittèrent le 24 décembre 1998 Kaohsiung à bord du New Era, sillonnant trois océans et sept mers, mouillant dans 62 ports et parcourant 28 000 milles marins en près de deux ans et cinq mois avant de revenir à leur point de départ. Divisé en 40 sections, le trajet passait par la mer de Chine méridionale, l'océan Indien, la mer Rouge, le canal de Suez, la mer Méditerrannée, l'océan Atlantique, la mer des Caraïbes, le canal de Panama et l'océan Pacifique jusqu'à Taïwan.

Venant de perdre sa femme, et forcé d'abandonner l'entreprise qu'il dirigeait depuis une vingtaine d'années, Nelson Liu, fils du fameux peintre insulaire Max Liu, a choisi de se refaire une nouvelle vie. En octobre 1990, il est allé en Australie pour apprendre la navigation à voile, un rêve qui l'a longtemps bercé. Cherchant une embarcation, il partit pour les Hawaii, puis pour San Francisco.

 Durant son séjour aux Etats-Unis, il rencontra deux navigateurs avec qui il se lia d'amitié. L'un, Doerper, Allemand ayant une longue expérience des voiliers; l'autre, Kuo Ting, Taïwanais également féru de navigation à voile, lequel aidera à organiser le projet de circumnavigation.

 Nelson Liu trouva aussi à San Francisco ce qu'il cherchait, un voilier qu'il rebaptisa Lucky Dragon et à bord duquel il prit la mer avec ses deux amis pour rentrer à Taïwan. Il fut ainsi le premier skipper insulaire à traverser en voilier l'océan Pacifique, depuis la côte Ouest américaine jusqu'à l'île.

 A Taïwan, tout en donnant des leçons de navigation, les trois hommes se mirent à préparer avec soin leur périple sur le modèle des grandes courses transocéaniques. Vers 1996, tandis que le projet commençait à prendre forme, une nouvelle embarcation s'avéra nécessaire pour cette longue course. Puisant dans ses économies, Nelson Liu alla aux Hawaii acheter un autre voilier, le New Era. Deux années ne furent pas de trop pour l'aménager en vue de cette expédition.

 D'un coût de 10 millions de TWD, le projet obligea les trois hommes à investir plus qu'il ne l'avait voulu. Ils fondèrent en 1997 Taipei Offshore Sailing Association (TOSA) qui leur permit de recueillir les fonds nécessaires pour réussir leur pari.

 



 
 

Le programme d'aide sociale est relancé

PD: 06/01/01

La ministre de l'Intérieur, Mme Chang Po-ya, a récemment réaffirmé la détermination du gouvernement de mettre en oeuvre les promesses sociales faites par le président de la République, M. Chen Shui-bian, durant sa campagne électorale, ajoutant qu'au cours de son actuel mandat, un système national de retraite serait mis en place.

 Le programme social intitulé 3-3-3 comprenait, à l'origine, un prêt de 3% accordé aux jeunes pour l'achat de leur premier logement, une subvention mensuelle de 3 000 TWD allouée aux personnes de plus de 65 ans et un service de soins médicaux gratuits pour tous les enfants âgés de moins de 3 ans, En raison d'une vive polémique de l'opposition, seule la première partie de ce programme a pu être mise en application.

 Ne renonçant nullement aux deux autres promesses, Mme Chang Po-ya a indiqué qu'elles entreraient en vigueur dès l'an prochain. Ainsi, quelque 440 000 personnes âgées de plus de 65 ans pourraient toucher la subvention mensuelle qui leur a été promise, grâce à l'attribution en 2002 d'un poste budgétaire, évalué à 16 milliards de TWD, pour son financement. De même, près de 840 000 enfants de moins de trois ans pourront dès l'an prochain bénéficier de soins médicaux gratuits, un programme, évalué à un coût annuel de 1,7 milliard de TWD, inclus dans les textes révisés de la loi concernant le bien-être des enfants, qui seront bientôt soumis au parlement.

 Egalement proposé durant la campagne électorale, le programme 5-5-5, qui s'adresse plus particulièrement aux femmes, a déjà commencé à être partiellement appliqué. Il s'agit d'augmenter de 50% le nombre de baby-sitters sur le marché du travail, de réduire de moitié le fardeau des femmes qui élèvent des enfants et de tenter d'abaisser de 50% le nombre des agressions contre les femmes.

 



 
 

Enseignement privé : du nouveau en perspective

PD: 06/01/01

Le ministère de l'Education a annoncé la prochaine soumission au Yuan législatif d'un texte de loi qui autorisera les établissements d'enseignement privés en difficultés financières à suspendre leurs cours, à fusionner avec un concurrent ou encore à cesser toute activité et à céder leurs locaux. Toutefois, dans un tel cas, ils devront avant tout s'acquitter du versement des salaires et indemnités de licenciement au personnel enseignant ou autre.

 Actuellement, si une école privée est dissoute, elle ne possède que deux possibilités pour résoudre le problème des biens immobiliers dont elle a la propriété. L'une est de les " confier " au gouvernement local qui y organisera des activités éducatives; l'autre est de les " remettre " à un autre établissement d'enseignement privé qui devra alors y reprendre les activités éducatives suspendues.

 C'est la raison principale pour laquelle les dirigeants d'une école privée mal gérée ou qui connaît des pertes financières sont malgré tout peu enclins à cesser leurs activités, ou bien, devant l'impossibilité de continuer, choisissent de " vendre " leur école par des moyens détournés.

 Avec la nouvelle législation prochainement en vigueur, les biens d'une école qui fermerait pourront être regroupés avec ceux d'autres établissements dans le cadre d'une fusion scolaire, ou bien confiés à la gestion d'une autre école privée, comme dans le passé, ou encore être cédés à une association ou une fondation d'intérêt public que les dirigeants de l'école en question ou d'autres personnes pourront éventuellement former.

 Cette formule permettra aux dirigeants d'écoles, qui éprouvent des difficultés de trésorerie, de pouvoir mettre fin plus facilement à leurs activités et se séparer honorablement de leurs biens scolaires.

 



 
 

Le compositeur Tan Dun donne un concert

PD: 06/01/01

Le célèbre compositeur continental Tan Dun, qui a remporté cette année l'oscar de la Meilleure Bande sonore pour le film d'Ang Lee Tigre et Dragon, est venu à Taïpei, dans le cadre d'une présentation multimédia, diriger le 18 mai la partition musicale de cette bande, réécrite pour une suite concertante. Pendant cette soirée, il a aussi donné son Concerto pour Percussion à eau et Orchestre en mémoire de Toru Takemitsu, une composition commandée par l'Orchestre philharmonique de New York et jouée en première en 1999.

 Tan Dun a indiqué que le concert de Taïpei était pour le public taïwanais une " expérience inédite ", expliquant que la suite avait déjà été donnée au Festival des Arts de Londres, où figurait au programme une rétrospective d'Ang Lee. Il s'est félicité de tous ces événements qui montrent que la coopération entre lui et le cinéaste n'avait pas cessé avec le tournage du film ni encore moins avec les oscars remportés ensemble.

 Se plaçant en interface dans le domaine de la composition musicale entre les harmonies orientale et occidentale, Tan Dun est revenu dans l'île en compagnie de la musicienne Tang Junqiao et du percussionniste David Cossin, qui tous deux interprètent la musique originale du film, avec cette fois-ci le violoncelliste taïwanais Felix Fan.

 Du bawu, un ancien instrument à vent d'origine du Yunnan, de la famille de la flûte, ici joué par Tang Junqiao et accompagné au violoncelle par Felix Fan, Tan Dun avait tiré un sketch musical illustrant une scène fameuse de Tigre et Dragon.

 Durant la représentation, le percussionniste David Cossin a aussi joué sur son ensemble de récipients de formes et de tailles variées, lesquels sont remplis d'eau à un niveau différent afin d'obtenir la variation de notes et la résonnance musicale particulière que Tan Dun a su mettre en valeur dans son concerto.

 



 
 

Des victimes de la loi martiale obtiennent enfin réparation

PD: 06/01/01

Cinquante ans après l'affaire de Luku, le Tribunal de District de Taïpei a attribué en avril près de 118 millions de TWD à titre de dédommagement à 15 personnes qui avaient alors été emprisonnées à tort. La Cour suprême n'ayant formulé aucune objection dans les vingt jours qui ont suivi, la décision a donc été validée, et les plaignants ont pu recevoir immédiatement les sommes auxquelles ils avaient droit. Avec ce jugement, une nouvelle page de la Terreur blanche, la période de répression des années 40 et 50, est définitivement tournée.

L'affaire s'est déroulée en 1952, à Luku, une localité située entre Hsichih et Shihting, non loin de la capitale, Taïpei. Fuyant les sanglantes répressions menées dans la foulée des Evénements du 28 février 1947, plusieurs membres du Parti communiste taïwanais avaient trouvé refuge dans ce village de montagne. Le gouvernement, qui venait d'assurer son emprise idéologique sur les villes, commençait à porter son attention vers les campagnes afin d'y éliminer les mouvements de contestation qui avaient tenté de s'y réorganiser ou qui y subsistaient encore.

Agissant sur des renseignements, quinze mille soldats prirent position à la fin de l'année autour de Luku, encerclant pendant 64 jours une zone qui s'étendait jusqu'à Juifang. Plus de 400 personnes furent interpellées durant l'opération et 245 furent formellement accusées d'avoir participé à une conspiration, organisé une base militaire clandestine et causé une grave menace pour la sécurité nationale. Parmi elles, des militants communistes mais aussi de simples villageois, des mineurs, des paysans, même des enfants de 13 ans, qui avaient eu le tort d'être là au mauvais moment, au mauvais endroit. Quatre-vingt-cinq d'entre elles furent exécutées, tandis que les autres étaient jetées en prison pour y accomplir de lourdes peines.

Près d'un demi-siècle s'est écoulé, et quinze des survivants ont uni leurs efforts pour que toute la lumière soit faite sur ces persécutions, pour que l'injustice commise autrefois à leur encontre soit officiellement reconnue. L'avocat qui a porté l'affaire devant les tribunaux, M. Chiu Huang-chuan, un militant des droits de l'homme nommé il y a peu ambassadeur itinérant par le président Chen Shui-bian, s'est réjoui de ce verdict, qu'il avoue pourtant n'avoir pas espéré lorsqu'il accepta de défendre les victimes.

 



 
 

Le gang démantelé produisait des cartes de crédit contrefaites

PD: 06/01/01

La police de Taoyuan, une ville du centre de Taïwan, a effectué le 18 mai la plus grosse saisie jamais réalisée dans l'île de cartes de crédit contrefaites en mettant la main sur un stock de 60 000 fausses cartes prêtes à être utilisées et 100 000 fausses cartes en cours de finition, ainsi que sur un matériel de fabrication performant.

 Le chef du gang des faussaires a été arrêté sur place, lors de l'opération de police initiée sur la foi d'une dénonciation. Le réseau fonctionnait avec l'aide d'un complice, dans le sud de l'île, qui communiquait les renseignements nécessaires concernant les cartes de crédit dont se servaient, pour régler leurs achats, les clients du grand magasin qui l'employait.

 Les fausses cartes, émises au nom de l'ensemble des grands établissements bancaires de l'île, étaient revendues pour 20 000 TWD dans l'île mais aussi dans le reste de l'Asie. Rien qu'à Taïwan, l'année dernière, le chiffre total des fraudes dues aux cartes de crédit s'est élevé à environ 3 milliards de TWD, un montant trois fois supérieur à la moyenne mondiale et que l'activité du gang qui vient d'être démantelé aurait contribué à accroître par l'ampleur de ses activités.

Taïwan est particulièrement vulnérable à ce genre de phénomène en raison de la légèreté des peines prévues ici pour un tel crime. La situation changera certainement quand la législation sera révisée. La fabrication de fausses cartes -- un simple faux en document selon la loi actuelle -- pourrait bientôt devenir une forme de contrefaçon monétaire, un crime beaucoup plus sévèrement puni.

 



 
 

En bref...

PD: 06/01/01
Faciliter l'accès à l'université pour les familles modestes

Alors que le coût de la scolarité d'un enfant dans le primaire ou le secondaire est encore abordable pour les familles aux revenus modestes, environ 120 000 d'entre elles ne peuvent pas payer les frais d'études au niveau universitaire. C'est à partir de ce constat que la Commission d'Etat de la Planification et du Développement économiques (CEPD) a récemment recommandé une révision du système en vigueur, pour que soient accordées notamment des bourses ou des réductions aux étudiants venant de milieux défavorisés, dans le but de garantir une égalité des chances. Une étude de la CEPD vient de démontrer que les familles ayant les plus hauts revenus dépensent trois fois plus que les familles les plus modestes pour l'éducation de leurs enfants. La tranche de revenus la plus basse est évaluée par les auteurs du rapport à 317 000 TWD par an et par famille en moyenne, tandis que la plus haute atteint 1 774 200 TWD. La CEPD constate que, dans une perspective économique, investir dans l'éducation permet d'améliorer la qualité des ressources humaines, ce qui contribue à une augmentation de la productivité et, en retour, à celle des revenus.

L'Academia Sinica s'apprête à former des docteurs

Pour accroître le nombre de personnels qualifiés travaillant en République de Chine, l'Academia Sinica, la plus prestigieuse institution scientifique de l'île, va prochainement ouvrir un établissement d'enseignement international destiné à compléter la formation d'étudiants préparant un doctorat. Des 60 à 80 étudiants qui sont attendus, les trois quarts pourraient venir de l'étranger, à l'exception de la Chine continentale en raison de restrictions légales. L'Academia Sinica se chargera du recrutement et de la formation, tandis que les doctorats sanctionnant ces études seront émis au nom de l'une des universités taïwanaises qui participent au projet. L'initiative vise surtout à attirer dans l'île des étudiants étrangers de talent, en particulier de Russie et d'Europe de l'Est, doués de hautes capacités mais auxquels manqueraient les conditions idéales, dans leur pays d'origine, pour poursuivre de brillantes études. Acceptés dans ce nouvel établissement, ils recevront chacun 30 000 TWD par mois, le temps de finir leur formation ici. En retour, il leur sera demandé de travailler dans l'île pendant au moins cinq ans.