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Taïwan : la pièce qui manque à l'OMS

PD: 05/11/01

L'assemblée générale 2001 de l'OMS se tenant à Genève, en Suisse, du 14 au 22 mai, l'île y enverra une délégation d'une vingtaine de personnes issues du secteur médical afin d'argumenter une nouvelle fois en faveur de sa candidature, comme elle l'a fait chaque année depuis 1997. Cette fois-ci, M. Lee Ming-liang, le directeur général de l'Office de la Santé publique, en prendra la tête.

Malgré les campagnes successives qu'elle a menées ces dernières années pour y retrouver sa place, Taïwan est maintenue en dehors de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), et cela, malheureusement, pour de simples raisons politiques.

Alors qu'elle avait appartenu à l'OMS depuis sa fondation en 1948, elle a été contrainte de s'en retirer en 1972 à la suite de l'entrée de la Chine continentale aux Nations unies. Au cours des années qui ont suivi et jusqu'à maintenant, les responsables et les professionnels de la santé dans l'île ont été empêchés de participer aux activités officielles de l'organisation internationale.

 Sans contact avec l'OMS, la communauté médicale insulaire est dans l'impossibilité de prendre part aux procédures d'urgence mises en place dans le monde pour lutter contre la propagation des épidémies ou l'apparition de nouvelles maladies. L'île est également écartée des grands programmes internationaux qui visent, par exemple, à protéger la santé des consommateurs ou encore à promouvoir l'harmonisation des critères sanitaires en matière d'alimentation.

Corriger cette situation tout à fait anormale passe impérativement par la réintégration rapide de Taïwan, en tant que membre à part entière de l'OMS ou, au moins, en tant qu'observateur, un statut déjà octroyé à des pays ou territoires n'appartenant pas aux Nations unies. Il s'agit là d'un droit fondamental qui doit être accordé aux habitants de l'île, sans qu'il soit tenu compte d'une quelconque distinction d'ordre ethnique, religieuse, idéologique, sociale ou économique, ainsi que le stipule clairement la charte de l'OMS.

L'île continue pourtant d'apporter sa contribution, dans la mesure de ses moyens et même plus, au progrès de la santé dans le monde -- et c'est là un aspect méconnu de son action à l'étranger -- non seulement au travers de son programme officiel de coopération internationale, mais aussi grâce à l'assistance désintéressée de dizaines d'associations non gouvernementales insulaires. On évalue à 100 millions d'USD depuis 1995 l'aide médicale, sous toutes ses formes, accordée ici au profit de 80 pays et régions, dont seulement 25 maintiennent des relations officielles avec Taïpei.

 Des équipes de médecins ont été envoyées sur le continent africain, mais aussi en Macédoine lors du conflit du Kosovo, au Salvador après le séisme du 21 janvier dernier... Des personnels étrangers ont été invités dans l'île pour y compléter leur formation dans les domaines de la santé. Les dons de médicaments, de matériel médical se sont multipliés à destination des pays qui en avaient besoin.

 On a retrouvé sur place -- en Ethiopie, en Papouasie-Nouvelle- Guinée, au Rwanda... --, là où une guerre, une catastrophe naturelle nécessitait leur présence, plusieurs associations humanitaires de Taïwan, telles que Tzu Chi -- qui est intervenue à ce jour dans 44 pays -- ou Taiwan Roots Medical Peace Corps, dont les actions remarquables ont été soulignées à maintes reprises.

A Taïwan même, les progrès réalisés en matière de santé ont été énormes au cours des années 50 et 60, grâce en particulier à l'aide de l'OMS. Aujourd'hui, les dépenses de santé par habitant sont pratiquement équivalentes dans l'île à celles de la plupart des pays développés. Le taux de mortalité infantile ou l'espérance de vie se situent également au même niveau que ceux des pays riches. La malaria, la peste, la poliomyélite, la rage et la variole ont été éradiquées. Taïwan a été le premier pays dans le monde à offrir aux enfants une vaccination gratuite contre l'hépatite B.

 Si l'île peut se prévaloir d'un bilan sanitaire très positif malgré l'isolement dont elle fait l'objet, il lui reste encore du chemin à parcourir, notamment dans le domaine de la prévention, puisque les maladies, elles, ne connaissent pas de frontières.

Taïwan espère pouvoir limiter ici les risques de contagion, de propagation des virus et autres maladies infectieuses. Mais pour qu'elle y parvienne dans les meilleures conditions, il faut bien lui donner les moyens d'échanger avec les pays voisins ou les agences internationales le plus possible d'informations utiles à ce sujet.

L'absence de Taïwan au sein de ce réseau international ne peut que nuire à l'ensemble de l'action qui est accomplie au niveau planétaire. L'objectif d'une " santé pour tous ", un droit fondamental auquel tout individu peut prétendre, ne pourra donc être atteint qu'en y associant pleinement les 23 millions de Taïwanais.

 



 
 

Taïwan a offert une aide généreuse aux victimes du séisme indien

PD: 05/11/01

Poursuivant son aide humanitaire aux populations victimes du tremblement de terre qui a dévasté le 26 janvier dernier une partie de l'Etat du Gujarât, en Inde occidentale, Taïwan a remis aux autorités indiennes un don évalué à un million d'USD et destiné aux secours dans les régions sinistrées.

 C'est une délégation de vingt membres, composée de députés et de personnalités insulaires, qui a été chargée d'apporter sur place la contribution de l'île.

 Malgré les difficultés diplomatiques particulières qu'elle rencontre sur divers fronts en raison de sa situation au sein de la communauté internationale, l'île n'a pas renoncé à apporter son aide et à manifester sa solidarité envers les sinistrés du Gujarât.

 Peu après le séisme, Annette Lu, la vice-présidente de la République, avait lancé ici une campagne de solidarité, intitulée " De Taïwan, avec amour ", en faveur des populations frappées par la catastrophe, laquelle a permis de recueillir des fonds, du matériel et des équipements de secours, dont 25 ambulances.

 Avant de se rendre dans les régions sinistrées, les délégués insulaires ont rencontré le 24 avril dans la capitale indienne des représentants du Gujarât, MM. Madan Lal Khurana et Ashok Koshy, concurremment vice-présidents du Bharatiya Janata Party (BJP), la formation actuellement au pouvoir dans ce pays.

 Témoignant de la solidarité des Taïwanais à l'égard des sinistrés indiens -- l'île ayant elle-même subi un terrible séisme en septembre 1999 --, ils ont insisté sur le but de leur mission qui était de " donner, soigner et partager ".

 Le lourd bilan du tremblement de terre qui a frappé au début de l'année le Gujarât s'élève à environ 30 000 morts et plusieurs dizaines de milliers de blessés.

 



 
 

Ang Lee effectue dans l'île une tournée triomphale

PD: 05/11/01

Quoiqu'un peu bousculé par un agenda rempli, le réalisateur Ang Lee, dont le film Tigre et Dragon a remporté cette année quatre oscars à Hollywood, a effectué dans son île natale une courte visite de six jours.

 Il s'est d'abord rendu à Taïnan chez ses parents pour passer quelques jours en famille. Dans cette ville, une réception a été donnée en son honneur dans le lycée où il avait fait ses études. Son trophée brièvement exposé a été vivement admiré par les lycéens, partageant la joie qui étreignait le cinéaste.

Une surprise y attendait Ang Lee. Un autre ancien lycéen illustre, qui s'est assis sur les bancs du même établissement mais quelques années avant lui, était venu le féliciter. Le président Chen Shui- bian, a voulu saluer à sa manière le premier Taïwanais à avoir jamais remporté un oscar hollywoodien en le remerciant, au nom de la nation entière, d'avoir contribué par son oeuvre à rehausser l'image internationale de Taïwan.

 A Taïpei, lors d'une grande réception officielle, le directeur général de l'Office d'Information du Gouvernement, Su Tzen-ping, a solennellement remis au cinéaste le prix national d'un million de TWD, récompensant les réalisateurs insulaires qui ont figuré dans un palmarès international de prestige.

 A cette occasion, le Premier ministre Chang Chun-hsiung a vivement remercié Ang Lee, le présentant à travers son oeuvre comme " un pont de communication " entre l'Orient et l'Occident.

Ang Lee a souligné que la soirée de remise des oscars n'était pas une simple loterie. C'est surtout l'aboutissement de nombreux efforts de toute une équipe de travail, ainsi que d'une longue campagne de présentation à travers les différents milieux cinématographiques des Etats-Unis. Ainsi, divers jurys spécialisés ont grandement apprécié la valeur de son film, en lui attribuant de hautes distinctions, comme, par exemple, le prix de la meilleure réalisation décerné par la Guilde des Réalisateurs d'Amérique, une étape importante avant la distribution des oscars.

 Plusieurs personnalités du monde culturel insulaire sont aussi venues à la rencontre d'Ang Lee lui exprimer leur gratitude pour la voie qu'il a montrée à ses compatriotes, les encourageant à persévérer jusqu'au succès dans leur entreprise. Alors en visite dans l'île, Jin Yong, écrivain hongkongais de renom, ne lui a pas caché son espoir de le voir un jour porter à l'écran un de ses romans.

 Appréciant les marques de soutien de ses hôtes, le cinéaste a aussi émis le voeu de voir les pouvoirs publics porter plus d'attention à l'industrie du cinéma local. Il semble que le message ait été entendu, puisque la municipalité de Taïpei a récemment proposé de créer dans la capitale un " centre du cinéma ", doté d'un musée et d'une vaste cinémathèque.

 



 
 

Les restes de militaires décédés au cours de missions aériennes bientôt retournés

PD: 05/11/01

Au plus fort de la guerre froide, Taïpei n'a pas cessé ses activités de surveillance aérienne, menant divers vols de reconnaissance au-dessus de la Chine continentale. Si environ 800 missions ont été ainsi effectuées avec succès de 1953 à 1967 par le 34e escadron de surveillance des lignes ennemies, dit " Escadron de la Chauve-souris noire ", il y eut aussi des pertes, 15 avions, qui ont entraîné la mort ou la disparition de 148 hommes d'équipage.

 Révélant lors d'une conférence de presse tenue le 20 avril au Yuan législatif le prochain rapatriement des restes de 14 membres de l'une de ces missions, le député du Kuomintang, M. Chen Shei- saint, a demandé une aide de l'armée afin de participer au retour des restes de ces hommes tombés en service commandé.

 Comme les officiers en service actif ne peuvent pas se rendre en Chine continentale, ce sont les familles des victimes qui ont obtenu l'autorisation d'aller chercher les restes.

 L'appareil qui emporta cet équipage, appartenant à l'" Escadron de la Chauve-souris noire ", entra dans l'espace aérien continental le 19 juin 1963 pour une mission de nuit. Il fut abattu par des chasseurs MiG des forces communistes et s'écrasa non loin de Linchuan, dans la province du Jiangxi, à l'intérieur du continent. Les dépouilles des militaires à bord furent ensevelies à proximité.

 Un officier du ministère de la Défense nationale a indiqué que le quartier général des forces aériennes pourrait fournir une contribution à l'inhumation à Taïwan de ces hommes " tués derrière les lignes ennemies ", tandis que l'Etat apporterait son assistance aux membres des familles qui ont effectué le déplacement.

 Trente-huit ans après la fin dramatique de cette mission, le rapatriement des restes de ces quatorze militaires sera l'occasion dans l'île de leur rendre hommage avec dignité et respect.

 



 
 

Taïwan remporte la médaille d'or aux Olympiades asiatiques de Physique

PD: 05/11/01

Une lycéenne de Hsinchu, Tsai Hsin-yu, a remporté la médaille d'or lors des Deuxièmes Olympiades asiatiques de Physique qui se sont déroulées fin avril à Taïpei avec la participation de lycéens originaires de tout le continent.

 Ce concours de sciences physiques a été ouvert le 23 avril par le président de la République, M. Chen Shui-bian, qui a encouragé les lycéens à venir nombreux à prendre part à ce genre d'épreuves internationales, ce qui est essentiel à l'établissement d'un courant d'amitié entre les candidats de différentes nations.

 M. Lee Yuan-tseh, président de l'Academia Sinica et lauréat du Prix Nobel de Chimie en 1986, se faisant l'écho du chef de l'Etat, a exhorté les jeunes participants à faire avancer les sciences dans le monde en posant les questions pertinentes et en apportant les bonnes réponses grâce à leurs connaissances et à leur perspicacité.

 Quatre-vingt-cinq lycéens venus de 12 pays d'Asie -- Australie, Inde, Indonésie, Israël, Jordanie, Kazakhstan, Malaisie, Mongolie, Singapour, Thaïlande, Viêt-nam et le pays hôte -- ont pris part à cette compétition, tandis que les jeunes représentant le Japon et le Qatar passaient les épreuves hors classement.

 Cette année, la Chine continentale n'a pas envoyé de candidats, probablement parce que la compétition s'est déroulée à Taïpei. L'an dernier, lors des Premières Olympiades asiatiques de Physique, c'est un jeune continental qui avait remporté la médaille d'or. Peut-être les dirigeants continentaux changeront-ils d'avis lors des prochaines olympiades asiatiques qui se tiendront à Singapour.

 Tsai Hsin-yu et quatre autres lycéens de l'île formeront l'équipe nationale et se présenteront fin juin en Turquie aux épreuves des Olympiades internationales de Physique 2001. Dans deux ans, Taïpei accueillera les Olympiades internationales de Physique 2003.

 



 
 

Le 1er mai, un appel national à la lutte contre le chômage

PD: 05/11/01

Cette année, en raison de la déprime économique qui sévit dans l'île, le 1er mai a été une journée particulièrement marquée par les protestations de la part du monde du travail. Des représentants des travailleurs de tous les secteurs économiques se sont réunis par milliers pour défiler dans les rues de la capitale, réclamant principalement des pouvoirs publics une politique plus efficace pour combattre le chômage qui commence à faire tâche d'huile ici.

 Deux grandes marches, organisées dans le calme et la sérénité par les principales centrales syndicales insulaires, la Fédération du Travail de la République de Chine et la Confédération des Syndicats de Taïwan, ont rallié près de 10 000 manifestants venus exprimer devant le Palais présidentiel et le siège du Yuan exécutif (Cabinet) leur inquiétude à l'égard de la crise de l'emploi dans l'île. Le mois dernier, le chômage a atteint ici un taux de près de 4%, et, au rythme de la progression actuelle, il pourrait bientôt dépasser le chiffre record d'août 1985, lequel s'élevait à 4,1%.

 Après avoir reproché au gouvernement de ne pas avoir pris à temps les mesures adéquates pour combattre cette poussée du chômage, les délégués syndicaux ont remis les doléances des travailleurs à un haut responsable du Yuan exécutif. D'une manière générale, la progression du chômage est attribuée aux retombées du ralentissement économique mondial, mais aussi à l'attitude des entreprises insulaires de plus en plus nombreuses à délocaliser leurs activités hors de l'île.

 Dans une première réponse aux manifestants, le Cabinet a annoncé le lendemain que, dans le plan économique récemment lancé, d'un coût estimé à 810 milliards de TWD, les nationaux auraient la priorité à l'embauche. Une mesure prise en faveur des chômeurs est, après le licenciement, l'allongement de la couverture offerte par l'assurance nationale maladie à toute la durée de la période de chômage. Il encouragera l'établissement d'entreprises créatrices d'emplois et apportera une meilleure protection aux salariés des entreprises qui, en raison d'une fusion ou d'une réduction de leurs activités dans l'île, prévoient des compressions de personnels.

 Prochainement soumise à la législature, une série d'amendements des textes en vigueur prévoit notamment l'instauration d'une assurance chômage complète et la protection des droits des travailleurs contre le licenciement collectif, pour laquelle les pouvoirs publics s'efforceront de faciliter les négociations entre le patronat et les syndicats. Abordant les problèmes qui touchent plus directement les travailleurs, le Cabinet envisage de rehausser les taux de base servant au calcul des retraites avec un aménagement pratique dans leurs versements.

 Dans un avenir prévisible, le gouvernement projette aussi de restreindre l'embauche de la main-d'oeuvre étrangère -- également citée comme source du chômage insulaire --, en baissant notamment les quotas annuels et catégoriels.

 



 
 

La communauté hakka de Meinung ouvre son musée

PD: 05/11/01

Au cours d'une cérémonie solennelle, le président de la République, M. Chen Shui-bian, a inauguré le 28 avril à Meinung, dans le sud de Taïwan, un musée entièrement consacré au peuple hakka.

 Les Hakka constituent une communauté ethnique chinoise qui se distingue toutefois par sa culture, sa langue et ses moeurs. Une minorité importante dans l'île (environ 15% de la population totale), ils descendent de colons principalement venus de la province du Guangdong avant le XIXe siècle et qui se sont regroupés dans plusieurs petites villes telles que Meinung.

 Après sept ans de préparation, et d'un coût évalué à 120 millions de TWD, le musée de Meinung est le premier du genre entièrement consacré au peuple et à la culture hakka. Il a été construit selon les plans de l'architecte Hsie Ying-jun, d'origine hakka, dans le style des bâtiments traditionnels où l'on fumait le tabac. Beaucoup de ces fumoirs ont disparu, et ceux qui sont toujours là ont été transformés en studios, tavernes ou autres établissements, plus conformes à la vie moderne. Leur silhouette particulière est toujours un symbole vivace de la culture du tabac dans cette région.

 Le musée présente à peu près tous les objets de la vie quotidienne des cultivateurs à Meinung. Mme Wang Hsiu-mei, qui a travaillé trois ans à la préparation de cet établissement, affirme qu'on peut découvrir à travers les pièces exposées une volonté tenace de la communauté hakka de préserver son identité culturelle, un aspect qui ne manquera pas d'attirer le visiteur.

 Grâce au respect presque religieux des Hakka pour tout ce qui est écrit ou imprimé, nombre des documents conservés dans les familles ont été rassemblés et offerts au musée. Ainsi, doté d'un ensemble d'archives variées sur la communauté locale, auquel on a adjoint des documentaires audiovisuels et des matériaux photographiques, ou encore les collections complètes de périodiques locaux, le musée tend à se donner un rôle de dépositaire du patrimoine culturel hakka.

 De futures acquisitions artistiques ou autres feront sans nul doute de ce musée un lieu d'une inestimable valeur qui vaudra certainement le détour, comme l'assure Mme Margaret Wang, conservatrice du Musée de Meinung, qui est concurremment directrice des Affaires culturelles de la municipalité de Kaohsiung.

 L'administration du musée de Meinung a été provisoirement confiée à la municipalité de la grande ville portuaire, en attendant d'être reversée d'ici quelques années à des intérêts privés locaux.