Contenu (Affaires continentales)
 
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Commerce avec l'autre rive : la loi sera révisée sans hâte

PD: 05/01/01

S'il reconnaît la nécessité d'adapter à terme la politique régissant les rapports économiques avec l'autre rive, le gouvernement n'a pas pour autant l'intention de la modifier dans un futur proche, a déclaré le Premier ministre M. Chang Chun-hsiung lors d'une séance de questions au Yuan législatif, à la mi-avril.

De tels changements, a-t-il continué, dépendront en partie de l'admission de Taïwan à l'Organisation mondiale du Commerce (OMC). Si l'île adhérait effectivement à l'OMC, ce qui pourrait se faire prochainement, Taïpei se livrerait alors aux ajustements nécessaires dans le domaine de ses échanges avec la Chine continentale.

 D'ici là, a insisté le Premier ministre, le gouvernement n'a établi aucun plan particulier sur la marche à suivre, continuant pour le moment d'évaluer les modifications qui pourraient être apportées à sa politique " Sans hâte et avec patience ", afin d'épouser la tendance actuelle à la mondialisation. Il est possible néanmoins que des conclusions préalables soient rendues public en juin, a-t-il précisé.

 Et si l'accession de Taïwan devait être reportée indéfiniment, a poursuivi M. Chang Chun-hsiung en évoquant une hypothèse extrême, des mesures d'adaptation seraient tout de même prises, à condition que la sécurité de l'île et sa compétitivité économique n'en pâtissent pas.

De toute façon, le gouvernement a l'intention de mettre en place, en parallèle de la déréglementation concernant les investissements taïwanais sur l'autre rive, un mécanisme destiné à garantir le retour des capitaux transférés et à protéger dans le même temps les industries qui resteront sur place.

 A peine plus de détails concernant les mesures envisagées ont été communiqués le 22 avril par Mme Tsai Ing-wen, la présidente de la Commission d'Etat des Affaires continentales (MAC) lors d'une conférence intitulée " Nouveau gouvernement, nouveau défi ". Elle a cependant confirmé que les fonds taïwanais investis en Chine continentale devraient pouvoir être rapatriés dans l'île et que les flux n'auraient pas lieu dans une direction, puisque les capitaux continentaux pourraient eux aussi traverser le détroit de Taïwan, mais dans l'autre sens, pour le plus grand bénéfice en particulier des secteurs insulaires du tourisme et des services, permettant de rétablir une forme d'équilibre.

 La politique " Sans hâte et avec patience " pourrait être révisée, comme également d'autres législations portant notamment sur les relations entre les personnes de part et d'autre du Détroit, afin d'améliorer la protection des hommes d'affaires taïwanais en déplacement sur l'autre rive.

 La présidente de la MAC espère que Taïpei, en renouvelant ses gestes d'ouverture à destination de Pékin, parviendra ainsi à convaincre les autorités continentales de sa bonne foi, afin de les inciter à renouer le dialogue et relancer le processus de négociation. Le gouvernement, a-t-elle indiqué en outre, n'écarte pas dans cette optique d'avoir recours à des canaux de communication intermédiaires, au " second degré ou au troisième degré ".

 Si les autorités continentales acceptaient de dialoguer avec sincérité et de façon positive, il n'y aurait alors plus d'obstacle, a souligné Mme Tsai Ing-wen, à une normalisation progressive des relations entre les deux rives et à une libéralisation totale des échanges interchinois.

 



 
 

M. Vincent Siew lance son plan de marché commun chinois

PD: 05/01/01

Invité à un séminaire concernant les investissements insulaires sur le continent le 19 avril, l'ancien Premier ministre, M. Vincent Siew, a exposé les grandes lignes d'un plan de marché commun interchinois, largement inspiré du modèle européen et conçu par la Fondation pour le Marché commun à travers le Détroit qu'il vient de créer. Cette formule, selon lui, permettrait d'apaiser les tensions dans le Détroit et d'ouvrir de nouvelles perspectives de développement entre les deux rives.

 En sa qualité de président de la nouvelle fondation, M. Siew projette de se rendre dans le courant du mois sur l'autre rive du détroit de Taïwan, afin de discuter de ce projet avec les responsables continentaux, tout en excluant de leurs rencontres les considérations politiques qui opposent Taïpei et Pékin. Le " consensus tacite de 1992 ", qui admet que l'une et l'autre rive aient une conception différente du principe d'une Chine, pourrait servir de référence, a-t-il indiqué.

 L'ancien Premier ministre a proposé un plan en quatre phases, selon lequel les deux rives s'entendraient d'abord pour promouvoir la normalisation des relations commerciales et économiques bilatérales. Dans un deuxième temps, elles constitueraient une " zone de libre échange " tout en harmonisant leurs systèmes économiques. La troisième étape consisterait en la conversion de cette zone en une " union douanière ", et la dernière s'ouvrirait sur l'intégration économique complète des deux rives, donnant naissance à un marché commun interchinois.

 Pour accélérer la normalisation de ces échanges bilatéraux, M. Siew a insisté sur la mise en place d'un système de consultation officiel entre les deux partenaires.

 



 
 

Une assurance voyage obligatoire pour les visiteurs continentaux

PD: 05/01/01

Les visiteurs venant de Chine continentale, notamment les experts, les universitaires ou les chercheurs, qui se rendent dans l'île pour une réunion ou un colloque, pourraient être prochainement couverts par une assurance obligatoire pendant leurs déplacements dans l'île, quelle qu'en soit la durée, a récemment proposé la Commission d'Etat des Affaires continentales (MAC), par la voix de son vice-président, M. Chen Ming-tung, qui s'est montré particulièrement préoccupé par la situation grave dans laquelle se trouve M. Zhang Jingmin, hospitalisé à Taïpei et toujours dans le coma, six mois après avoir été renversé par une voiture.

 M. Zhang Jingmin, chercheur en analyse spectroscopique à l'Université Sun Yat-sen, à Guangzhou (Canton), est venu en juillet dernier à Taïwan pour participer à un programme de recherche sur la spectroscopie et la photosynthèse des algues, organisé par l'Institut des Sciences atomiques et moléculaire de l'Academia Sinica.

Le 14 octobre, circulant à bicyclette non loin de la résidence de la prestigieuse institution où il séjournait, il fut heurté par un véhicule dont le conducteur était en état d'ébriété. Souffrant de graves blessures à la tête, l'expert continental est tombé dans un profond coma. Sa femme et sa fille de sept ans sont venues à son chevet.

Le cas a suscité l'émoi de plusieurs responsables politiques qui tentent de trouver une solution qui permettrait notamment la prise en charge des énormes frais médicaux et hospitaliers qui se sont accumulés depuis plus de six mois. Puisqu'aucun dédommagement n'a pu être versé par le conducteur fautif, la famille du chercheur a été mise dans une situation financière désespérée du fait de cette longue hospitalisation.

 



 
 

Les problèmes politiques ne sont pas liés aux questions de l'environnement

PD: 05/01/01

Ouvrant un nouveau canal de communication entre des écologistes, un forum a réuni au début avril dans l'ancienne colonie britannique des membres d'associations privées venus de Chine continentale, de Taïwan et de Hongkong pour débattre des problèmes de l'environnement sur le continent.

 Mesurant l'importance de la question pour l'ensemble du monde chinois, puisque les problèmes écologiques dépassent amplement les frontières nationales et les particularités de chaque entité, les participants ont convenu de ne pas aborder les dilemmes politiques.

 Au cours de la rencontre, organisée conjointement par le Centre Woodrow Wilson pour les Experts internationaux, des Etats-Unis, le Centre d'Etudes asiatiques, de Taïwan, et le Centre d'Etudes médiatiques de l'Université de Hongkong, les écologistes et les journalistes venant de ces trois régions ont pu échanger pour la première fois leurs opinions sur la protection de l'environnement et la préservation de la nature.

 Lors de ce séminaire interchinois, les participants se sont intéressés aux liens étroits qui existent entre les principes de sécurité et les questions écologiques et démographiques, ouvrant un débat plus vaste pour une redéfinition de la sécurité. Ils ont également discuté des moyens mis en oeuvre par les pouvoirs publics, les organisations non gouvernementales, les entreprises et les autres associations concernées pour répondre aux problèmes de l'écologie et de la démographie.

 Cherchant à établir un débat entre les différents écologistes du monde chinois, en dépit des barrières politiques qui les séparent, le Centre Wilson, un organisme non politique fondé en 1968 par le Congrès américain, a ces dernières années redoublé d'efforts en prenant contact avec les spécialistes de Taïwan, de Hongkong et de Chine continentale afin de pouvoir les rassembler durant ce forum.