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Les trésors du Louvre dévoilent les civilisations mésopotamiennes

PD: 04/01/01

Riches en civilisations, les terres situées entre le Tigre et l'Euphrate, dont les fouilles archéo-logiques ont permis de faire remonter l'histoire jusqu'à 6500 av. J.-C., ont dévoilé aux insulaires un peu de leur mystère. En effet, près de trois cents chefs-d'oeuvre méso-potamiens du Département des Antiquités orientales du Musée du Louvre sont exposés depuis le 24 mars au Musée national d'Histoire, à Taïpei.

 Les pièces de cette collection offrent jusqu'au 15 juillet une immense rétrospective de plus de 6 000 ans d'histoire à travers les civilisations et les empires qui se sont succédés sur ces terres fertiles de la Mésopotamie. Les plus anciens objets appartiennent à la Culture de Halaf, dans le nord-est de la Syrie, qui se place probablement à l'aube de l'histoire moyen-orientale, et les plus " récents " datent de la prise de Babylone, alors capitale de l'immense Empire perse, par les troupes macédoniennes d'Alexandre le Grand en 331 av. J.-C.

 Réparties en sept sections, l'exposition suit au fil de ces pièces exposées l'histoire ancienne de la Mésopotamie. Partant de la Culture de Halaf, on passe ensuite à la civilisation sumérienne, puis à l'Empire akkadien, à l'Assyrie et à la Babylonie, puis à la Chaldée pour terminer sous la domination achéménide des Perses avant l'invasion hellénistique.

 Parmi les trésors prestigieux qu'on peut admirer, on retient notamment quatre sublimes chefs-d'oeuvre. L'Archer du Palais de Darius le Grand, qui règna de 522 à 486 av. J.-C. Sur cette fresque murale en briques colorées qui a décoré une grande salle du palais impérial, le personnage, vêtu une robe magnifique piquetée de roses, porte un arc et un carquois rempli de flèches. Il se tient debout, au repos, avec une lance à la main. On suppose que cette figure représente un membre de la garde de l'empereur. Remontant le temps, le kudurru de Melishuru, une des bornes gravées d'inscriptions et de motifs décoratifs répandues sous la dynastie kassite (XVIe-XIIIe s. av. J.-C.) d'Assyrie, évoque l'habitude qu'on avait à l'époque de marquer les domaines royaux et les fiefs cédés aux courtisans. La célèbre statue de Gudea (XXIIe s. av. J.-C.), retrouvée à Lagash (Irak central), figure un notable aux pieds nus, dont la tunique, retenue sur une seule épaule, porte des inscriptions de la civilisation sumérienne. L'autre pièce significative est une stèle, datant de la fin du IIIe millénaire av. J.- C., sur laquelle est gravée un dignitaire debout portant une longue robe, avec en son centre une palme et deux fleurs en bouton, peut-être l'image d'un souverain demandant aux dieux la fertilité des terres et la gloire du royaume. Il s'agit d'une oeuvre typique de l'art en relief de la basse Mésopotamie.

 



 
 

Les Biélorusses ont enthousiasmé les insulaires

PD: 04/01/01

Les insulaires ont admiré la troupe du Ballet de Biélorussie qui, lors d'une grande tournée à travers l'île, a donné plusieurs représentations de deux grands classiques, Don Quichotte, de L. Minkus, et Le Lac des Cygnes, de Piotr Tchaïkovski. Ce groupe de danseurs, formé en 1957, était pour la première fois de passage à Taïwan.

 Don Quichotte a été joué les 15 et 16 mars à Taïpei, le 20 mars à Kaohsiung et le 22 mars à Taichung, tandis que la célèbre oeuvre de Tchaïkovski était à l'affiche les 17 et 18 mars dans la capitale, le 23 mars à Taichung et le 29 mars dans la ville du sud.

 Sous la direction artistique de Sergueï Bobrov, un élève du grand chorégraphe Youri Grigorovitch, de la troupe russe du Bolchoï, le Ballet de Biélorussie a largement étendu son répertoire avec des oeuvres renommées, comme Le Lac des Cygnes, La Belle au Bois dormant et Casse-Noisette, toutes les trois de Tchaïkovski, Don Quichotte, de Minkus, Les Sylphides, de Frédéric Chopin, ou Coppélia de Léo Delibes.

 Ne reculant pas devant les prouesses chorégraphiques et les innovations techniques, les artistes de la troupe de Biélorussie, comme Marina Vydrina, Maxime Fomine, Konstantin Ivanov, Elena Lemetchevskaïa, et Tatiana Alpidovskaïa, ont reçu l'ovation du public.