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L'aide à l'étranger bientôt soumise à un cadre légal

PD: 02/21/01

Le ministère des Affaires étrangères a récemment élaboré un projet de législation sur la coopération internationale que le gouvernement étudiera au cours des semaines prochaines, avant de le soumettre au Yuan législatif.

 Une fois approuvé, le texte de loi pourrait servir de fondement à la politique étrangère de l'île, notamment dans le domaine de la coopération et du développement.

 Lancée par la précédente administration, l'initiative vise à régulariser un domaine de la diplomatie resté jusqu'alors très flou, celui de l'assistance à l'étranger, et pour lequel il manquait à Taïpei des systèmes aussi rigoureux et transparents que ceux qui ont été mis en place dans la plupart des pays développés.

C'est justement la recherche de la transparence qui a principalement guidé les rédacteurs du texte. Grâce à ces directives qui clarifieront enfin les procédures d'évaluation et d'affectation des aides à l'étranger, celles-ci acquerront une légalité qui ne sera plus contestable. Les canaux parallèles et les exceptions disparaissant, on ne pourra plus parler de " diplomatie du dollar ", comme cela a été le cas dans le passé.

 Par ailleurs, toujours dans le but de rehausser le profil de Taïwan sur la scène internationale, le projet de loi stipule que les efforts déployés auprès des organisations internationales ou non gouvernementales reconnues par la République de Chine devront être intensifiés.

 Dans cette logique, lorsqu'une action sera lancée au niveau international par une autorité locale de Taïwan, ou encore de grandes entreprises publiques ou privées insulaires, les pouvoirs publics se trouveront dans l'obligation d'apporter leur soutien.

 Les aides financières feront l'objet d'un contrôle étroit, indique le projet de loi, sans pour autant fixer de paramètres précis. L'accent sera mis cependant sur le partage de l'" expérience taïwanaise " en matière de développement économique et politique, tandis que la promotion des valeurs universelles, comme les droits de l'homme, et de l'assistance humanitaire sera considérée comme un critère essentiel.