Le combat pour améliorer la qualité de l'environnement se poursuivant dans l'île, plusieurs dispositions tant au niveau national que local sont entrées en vigueur au début de l'année.
Sur le plan national, de nouveaux règlements obligent désormais les usagers de deux-roues à faire contrôler régulièrement leurs véhicules dans une des nombreuses stations de contrôle des gaz d'échappement récemment installées dans toute l'île.
Pour réduire les émissions toxiques des moteurs, une prime est offerte pour l'achat d'un deux-roues électrique, s'élevant à 17 000 TWD pour un scooter et à 3 000 TWD pour une bicyclette munie d'un moteur électrique.
Dans le même ordre d'idée, les propriétaires de vieilles automobiles consommant du diesel ou du carburant contenant du plomb recevront une aide allant de 3 000 à 50 000 TWD s'ils remplacent leur ancien moyen de locomotion par un véhicule normalisé.
La pollution causée par les diverses industries insulaires sera considérablement réduite cette année grâce aux nouvelles mesures qui viennent d'être prises.
En effet, toute usine devra obligatoirement installer des équipements sur place ou à proxi-mité pour retraiter selon des normes strictes les déchets industriels dangereux et encombrants qu'elle produit.
Par ailleurs, sur le plan local, les citadins de la ville de Kaohsiung, dans le sud de l'île, à l'instar de leurs compatriotes de Taïpei, sont désormais tenus depuis le début de ce mois de trier leurs ordures ménagères avant de les donner au ramassage public, en distinguant les matériaux recyclables des déchets irrécupérables.
Les services nécessaires à l'énlèvement régulier de toutes les catégories d'ordures ménagères se multipliant, les habitants de Kaohsiung devront contribuer à une partie des coûts supplémentaires au moyen d'une redevance locale plus élevée.
Pour expliquer les bénéfices de cette nouvelle formule nécessaire au rehaussement de la qualité de l'environnement, la municipalité lancera une vaste campagne d'information.
Le Nouvel An chinois est sans nul doute la fête la plus importante pour les communautés chinoises à travers le monde entier. Il est aussi appelé " lunaire " parce qu'il se célèbre suivant le calendrier lunaire chinois et non le calendrier grégorien. Cette fête est un moment dont on profite en prenant des vacances, en se réunissant en famille et entre amis.
L'origine de cet événement remonte à plusieurs milliers d'années, au long desquelles se sont tissées des légendes riches en couleurs et en traditions. L'une des plus populaires est celle de Nien, un monstre cruel et vorace qui, croyaient autrefois les Chinois, dévorait les êtres humains la veille du Nouvel An. Pour l'éloigner des foyers, on affichait de chaque côté de la porte d'entrée une bande de papier rouge sur laquelle on écrivait un vers. On allumait des torches et claquait des pétards durant la nuit, des traditions toujours bien vivantes de nos jours. C'est qu'en effet, disait-on, Nien craignait le rouge, la lumière et le bruit. Dès le lendemain matin, un sentiment de triomphe et une ambiance de renouveau régnaient, puisque Nien avait été tenu à l'écart pour une nouvelle année. Tout le monde alors se réjouissait en lançant: " Kung-hsi! " (félicitations).
Même si les congés pour l'occasion ne durent généralement que quelques jours, à partir de la veille du Nouvel An, les festivités, elles, s'étalent en fait sur près de trois semaines. Elles commencent le 24e jour du dernier mois lunaire, lorsque les dieux montent au Ciel pour rendre hommage à l'Empereur de Jade, la divinité taoïque suprême, et lui faire un rapport sur chaque famille. Selon la tradition, dans les maisons, on honore ces dieux avec piété en leur brûlant de la monnaie votive qui aide aux dépenses de leur périple céleste. Un autre rite est d'enduire de sucre de malt les lèvres de l'effigie du dieu du Foyer, également un des pèlerins divins, pour s'assurer qu'il rapporte à l'Empereur de Jade de bons propos sur la maisonnée ou bien garde devant lui le silence.
Des formules poétiques, ou " voeux de printemps ", sont accrochées partout dans la maison. Ce sont des bandes ou des carrés de papier sur lesquels sont inscrits des souhaits exprimant à tous " bonheur ", " succès ", " longévité " et " joie ". Ces carrés de papier -- traditionnellement apposés à l'envers, parce que " renversé " se lit en mandarin tao, homophone du mot " arrivé " -- représentent la venue du printemps ou de temps prospères.
La veille du Nouvel An chinois, les membres d'une famille qui vivent loin de la maison paternelle y retournent pour se réunir et partager un somptueux festin. Ce soir-là, ils distribuent aux plus âgés et aux enfants de l'argent placé dans une enveloppe rouge qui portera bonheur, tandis que tous veillent pour accueillir l'année nouvelle. Les Chinois ont longtemps cru que rester éveillés jusqu'au matin aidait les parents à vivre plus longtemps. Certains se livrent à des cérémonies religieuses après minuit et fêtent la venue du dieu de la Nouvelle Année par de longs craquements de pétards.
Le jour de l'an, le premier élan est de rendre l'hommage rituel aux ancêtres, puis de révérer les dieux. Les plus jeunes de la famille honorent ensuite les plus âgés. On revêt des habits neufs et on visite les parents proches, les amis et les voisins, échangeant des voeux accompagnés de la formule d'usage, kung-hsi fa-tsai, " félicitations et prospérité ". C'est aussi le moment de se réconcilier, les rancunes étant balayées pour faire place à la cordialité et à l'amitié.
Le deuxième jour de la nouvelle année est réservé aux femmes mariées. Elles retournent voir leurs propres parents. S'il s'agit d'une nouvelle mariée, son époux l'accompagne et apporte quelques cadeaux à la belle-famille. Selon une légende pleine de charme, le 3e jour est celui où les souris marient leurs filles. Aussi la veille au soir, se couche-t-on plus tôt pour permettre aux souris de fêter tranquillement leurs noces.
Le quatrième jour, l'enthousiasme commence à s'estomper. Dans l'après- midi, on prépare des offrandes de victuailles pour accueillir le dieu du Foyer qui revient de son voyage céleste. Ce retour marque aussi la fin d'une liberté sans surveillance divine, comme le révèle un vieil adage chinois: " Il n'est jamais trop tôt pour renvoyer les dieux ni jamais trop tard pour leur demander de revenir. "
Le lendemain, les festivités de Nouvel An sont presque achevées. Sur les autels, on retire toutes les offrandes, et la vie reprend son cours normal. Enfin, le 9e jour de l'an lunaire, d'autres offrandes sont présentées dans les cours des temples pour célébrer la naissance de l'Empereur de Jade.
Bien avant la fête, les petits marchands de rue s'installent aux bons endroits pour vendre les fameuses bandes de papiers portant les " voeux de printemps ". Les achats de Nouvel An commencent assez tôt et sont une des principales activités à ce moment dans l'île. Par exemple, à Taïpei, la rue de Tihua, située dans un vieux quartier, célèbre pour ses boutiques d'épices et d'autres produits alimentaires typiques, devient vite la destination préférée des citadins à l'approche de l'année lunaire. Des chansons et des airs traditionnels résonnent dans les grands magasins, qui, pour la saison, bradent leurs articles afin d'attirer une clientèle enrichie de la prime traditionnelle qui leur est versée pour l'occasion.
Comme dans toutes les fêtes chinoises, la nourriture tient une place importante et les repas de Nouvel An sont généralement élaborés. La plupart des plats qui sont préparés sont censés apporter la bonne fortune. Par exemple, le poisson (yu) signifie que l'" on a suffisamment "; la ciboulette aillée (chiu-tsai) représente l'éternité; le navet (tsai-tou), le bon présage; et les boulettes de poisson (yu-wan) et de viande (jou-wan), la réunion. Les desserts ont également leur signification propre, comme le gâteau de riz glutineux (nien-kao) qui évoque la carrière réussie et, au bout du chemin, la prospérité. Les Chinois du Nord servent des raviolis cuits à l'eau (shui-chiao) censés apporter la richesse à ceux qui en mangent.
Dans les temples aussi, la fête bat son plein. La veille du jour de l'An, les sanctuaires sont envahis par une foule pieuse venue prier, offrir de l'encens et implorer les dieux de leur accorder un meilleur sort durant l'année. A minuit pile, les fidèles espèrent être les premiers à placer leurs bâtonnets d'encens dans le vase-encensoir dédié aux dieux. Une tradition tenace veut en effet que le premier qui effectue cet acte soit béni pour toute l'année.
La destination de prédilection des jeunes Taïwanais qui désirent poursuivre des études à l'étranger demeure les Etats-Unis. Mais la nouveauté est que, de plus en plus nombreux, ils choisissent d'aller ailleurs, optant pour d'autres pays, à moins qu'ils ne préfèrent, tout simplement, rester dans l'île où leur est offerte aujourd'hui une palette bien plus variée, et de meilleure qualité, d'établissements d'enseignement supérieur prêts à les accueillir.
Au milieu des années 80, les jeunes Taïwanais formaient le premier contingent d'étudiants étrangers aux Etats-Unis. Leur nombre a battu des records durant la période 1993-1994, lorsque 37 581 d'entre eux choisirent d'y poursuivre des études supérieures. Puis, un déclin lent s'engagea, jusqu'à atteindre 29 440 étudiants l'année dernière, un nombre encore élevé mais en baisse de 5% par rapport à 1999.
Le fait est que les jeunes Taïwanais, s'ils considèrent toujours les Etats-Unis comme une destination favorite d'études, ne forment plus aujourd'hui que le 5e contingent d'étudiants étrangers dans ce pays. En revanche, le nombre de leurs pairs originaires d'autres pays d'Asie de l'Est, comme la Chine continentale, le Japon ou la Corée du Sud n'a cessé d'augmenter.
C'est qu'entre temps, pour éviter une trop forte concentration, le ministère de l'Education, ici, a mis en place au milieu des années 90 une politique encourageant les jeunes de l'île à orienter leur choix vers d'autres pays. La tendance a été renforcée par le fait que plus d'étudiants ont eu envie de découvrir de nouveaux horizons et que beaucoup d'entre eux ont été poussés à opter pour des destinations moins coûteuses à la suite de la crise financière en Asie et de la hausse du dollar américain qu'elle a entraînée.
Il faut également signaler que les efforts de promotion réalisés ici par les universités étrangères -- autres que nord-américaines -- ont certainement dû porter leurs fruits, tandis que les conditions d'études et la qualité de l'enseignement sur place s'amélioraient. Enfin, autre facteur d'ouverture, de plus en plus de Taïwanais préfèrent intégrer un cycle d'études supérieures en Chine continentale.
Le Royaume-Uni, la Nouvelle-Zélande et l'Australie ont particulièrement profité de cette tendance à la diversification, surtout depuis que les établissements d'enseignement de ces pays ont augmenté leurs efforts de recrutement. Alors qu'en 1989, seuls 49 jeunes insulaires avaient choisi de poursuivre leurs études en Grande-Bretagne, on en comptait plus de 6 000 là-bas en 1998 et 6 553 exactement en 1999.
Il y a désormais plus de Taïwanais qui étudient au Royaume-Uni qu'au Japon, l'archipel nippon étant pourtant voisin et ayant, par tradition, souvent exercé une forte attraction dans l'île.
Le tronçon final de la ligne de métro de Nankang a été inauguré le 30 décembre, étendant ainsi vers l'est de Taïpei le réseau de transport en commun de la capitale.
Depuis l'hôtel de ville et le quartier de Hsinyi, ce sont trois nouvelles stations --Yungchun, Houshan Pi et Kunyang -- qui ont été ouvertes sur une ligne qui désormais va jusqu'à Nankang. Ce nouveau tronçon de 4,6 km permet de transporter 100 000 passagers de plus quotidiennement sur l'ensemble du réseau.
Auparavant, environ 900 000 personnes utilisaient chaque jour le métro de Taïpei, appelé MRT (Mass Rapid Transit). La fréquentation des passagers a atteint un record durant Noël, lorsqu'un million de Taïpeïens ont emprunté les lignes du réseau en une seule journée.
Le maire de Taïpei, M. Ma Ying-jeou, s'est félicité de cette amélioration qui permet de décongestionner certains grands axes de circulation et facilitera considérablement les transports quotidiens des habitants du sud-est de la capitale. Il a promis d'ailleurs de mettre davantage de trains en service sur la ligne de Nankang, afin de réduire les temps d'attente d'un peu plus de cinq minutes à deux minutes et demie.
Alors que les horaires de service du MRT ont été il y a peu prolongés jusqu'à minuit, la longueur totale du réseau est désormais portée à 66 km. En tout, 60 stations de métro sont en exploitation.
La ligne de Neihu, un quartier du nord-est de la capitale, est la dernière qui manque encore à ce dispositif. Depuis que sa construction a été approuvée en 1993, pour un coût de 42,6 milliards de TWD, elle continue en effet de faire l'objet d'une controverse concernant sa nature -- aérienne ou souterraine -- et sa capacité de transport -- moyenne ou élevée.
C'est en 1986 que le gouvernement a décidé de doter Taïpei d'un métro. Confiés à la firme française Matra, les travaux sur la première ligne, celle de Mucha, ont commencé en 1988. Son inauguration en 1996 a été suivie, un an plus tard, de l'ouverture de la ligne de Tamshui, puis en 1998 de celles de Chungho et de Hsintien, cette dernière en partie seulement. En 1999, la ligne de Hsintien était complétée et celles de Panchiao et Nankang étaient lancées.