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Vers de nouvelles liaisons aériennes avec des capitales européennes

PD: 10/21/00

Le Danemark, l'Espagne et la Tchéquie ont accepté d'accorder des " droits d'atterrissage temporaires " à la République de Chine, a indiqué le 5 octobre M. Chang Yu-hern, directeur général de l'Office de l'Aviation civile (CAA).

 Par ces accords bilatéraux, les transporteurs aériens insulaires pourront, à partir de Taïpei, ouvrir des services directs passagers et marchandises vers ces trois capitales européennes (Copenhague, Madrid ou Prague), a indiqué le directeur général, ajoutant que les responsables rencontrés avaient exprimé leur vive satisfaction de voir prochainement les appareils de China Airlines ou d'Eva Airways desservir les grandes villes de leur pays.

 D'autre part, M. Chang Yu-hern a confirmé que les Pays-Bas avaient aussi accepté que China Airlines, le transporteur national, ajoute à partir du 29 octobre deux vols hebdomadaires pour le fret à destination de la grande métropole hollandaise. En effet, les négociateurs insulaires ont pu se mettre d'accord avec leurs homologues néerlandais sur une révision des conventions existantes permettant ainsi une amélioration des services entre les deux villes. Depuis plusieurs années déjà, les transporteurs aériens taïwanais et néerlandais exploitent ensemble la ligne directe Taïpei- Amsterdam.

 En septembre, le CAA avait envoyé une délégation en Europe pour explorer des possibilités d'expansion du réseau européen des compagnies aériennes insulaires. Les négociateurs ont effectué leur périple de douze jours avec beaucoup de discrétion dans ces quatre pays, qui, entretenant des relations diplomatiques avec Pékin, n'ont que des rapports non officiels avec Taïpei.

 Réticents à sceller des accords formels par crainte d'offenser la Chine continentale, le Danemark, l'Espagne et la Tchéquie n'ont signé que des pactes non officiels bilatéraux, a souligné M. Chang Yu-hern, expliquant qu'aucune de ces autorités aériennes n'avait concédé la " cinquième liberté ", c'est-à-dire le droit pour un transporteur de prolonger ses vols vers une tierce destination.



 
 

Une équipe médicale insulaire réussit avec succès une greffe du foie

PD: 10/21/00

Une équipe chirurgicale de l'hôpital de l'Université nationale de Taïwan (NTUH), à Taïpei, a effectué avec succès la transplantation d'un greffon de foie vivant sur un patient, a indiqué le 5 octobre le docteur Lee Po-huang, chef du département de chirurgie du NTUH, lors d'une réception célébrant le succès de l'opération.

 Le médecin-chef a expliqué que le patient, M. Hung Hsiang-yun, âgé de 53 ans, atteint d'une hépatite virale B latente, avait reçu un traitement de longue date, mais, qu'à la suite de complications pathologiques, sa santé s'était rapidement détériorée, provoquant un ictère généralisé et une désorganisation des fonctions du foie.

Etant donné l'affaiblissement de l'organe et les précédents familiaux du patient -- sa mère et son frère aîné sont décédés du même mal -- , les médecins ont alors envisagé une greffe. Malheureusement, dans ces cas-là, l'attente d'organe sain et compatible est souvent fort longue. C'est pourquoi, ils se sont tournés vers la famille de M. Hung Hsiang-yun pour trouver le greffon génétiquement le plus proche. Spontanément, ses trois fils ont proposé leur propre organe pour sauver leur père.

 Après de profonds examens médicaux et immunitaires, c'est le foie du fils âgé de 27 ans qui s'est révélé en parfaite complémentarité clinique avec l'organe déficient. Au vu de ces résultats positifs, il a été décidé de la date de la double intervention qui s'est déroulée en août dernier.

 Au jour prévu, une équipe de plusieurs médecins a donc prélevé un greffon vivant -- environ 61% -- sur le foie du fils, pour le transplanter aussitôt sur le père, l'opération ayant duré plus de 8 heures. Lorsque le père a repris ses esprits après ce marathon chirurgical, son " nouveau " foie fonctionnait tout à fait normalement.

 Le docteur Lee Po-huang a souligné que, dans l'île, ce genre de greffe du foie était surtout pratiqué sur de jeunes enfants. Il a précisé que les techniques chirurgicales et médicales utilisées chez l'enfant sont beaucoup moins complexes que chez l'adulte et rendent moins élevés les risques de rejets de l'organe greffé.