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Chilan: pour ou contre un nouveau Parc national

PD: 01/11/00

Un Parc national sera-t-il créé pour préserver les cyprès de Chilan? C'est en tout cas ce qu'espèrent les associations de protection de l'environnement qui viennent de lancer une campagne de sensibilisation dans ce sens, bien que l'agence nationale en charge des forêts ne soit pas convaincue de l'utilité d'une telle mesure.

 Située dans une zone montagneuse, à la limite des hsien de Hsinchu, d'Ilan et de Taoyuan, la forêt de Chilan est dotée d'un écosystème primordial à l'équilibre de l'environnement dans le nord de Taïwan, estiment ses défenseurs qui s'inquiètent de son recul depuis que son exploitation commerciale a commencé il y a une trentaine d'années.

 " Taïwan pouvait vendre du bois de cyprès pour assurer sa croissance économique il y a trente ans, mais, aujourd'hui, le gouvernement n'est plus dans la nécessité de faire de l'argent en endommageant les forêts de Hsinchu et Taoyuan, sous le prétexte de les nettoyer ", déclare M. Tien Chui-shin, à la tête de l'Alliance pour le Parc national de Cyprès.

 Une trentaine de militants écologistes se sont donc réunis le 21 décembre devant le Yuan législatif pour éveiller l'attention du public et des autorités.

Ils ont présenté une pétition qui comporte déjà 10 000 signatures, y compris celles de 139 députés.

 A la Commission d'Etat de l'Agriculture (COA), qui supervise la gestion des forêts dans l'île, on ne croit pas que retirer les cyprès morts puisse perturber l'écosystème, même si les opérations d'entretien ont été arrêtées en raison des pressions des défenseurs de la nature.

 La COA pense, pour sa part, que la création à Chilan d'un centre de gestion écologique serait une bien meilleure solution, puisque l'entretien reste nécessaire à la survie des arbres et que, en outre, le flot de touristes qu'entraînerait la création d'un parc constituerait une autre forme de pollution. Le projet de la COA, élaboré en collaboration avec des experts indépendants, a été présenté récemment au Yuan exécutif.

 



 
 

Les langues locales au programme de l'enseignement primaire

PD: 01/11/00

A partir de l'année scolaire 2000-2001, les écoliers des 1re et 2e années de l'enseignement primaire pourront apprendre une des langues locales déjà enseignées à leurs aînés de 3e et 4e années dans le cadre du Programme pilote suivi dans l'" Enseignement continu de neuf ans ", un nouveau cursus complet en vigueur dans certains établissements.

 Ainsi, l'élève scolarisé dans l'une des quatre premières années du primaire suivra une ou deux heures par semaine de cours de langues locales. Indépendamment de ses origines, il pourra opter pour le sud- foukiénois (ou taïwanais), le hakka ou une des langues aborigènes de l'île, le chinois (mandarin), langue officielle, étant obligatoire et étudié de manière intensive.

 Entré en vigueur en 1998-1999, le Programme pilote, qui comprend aussi des cours sur les arts taïwanais a été adopté dans 70 collèges et 128 écoles primaires.

 M. Wu Ming-ching, directeur du Département de l'Enseignement primaire au ministère de l'Education, a expliqué que les cours de " langues locales " avaient d'abord été conçus pour les écoliers de 3e et 4e années. Cependant, il a semblé raisonnable de familiariser plus tôt l'enfant à l'apprentissage d'une langue locale.

 Les écoliers de 5e et 6e années étudiant l'anglais comme une langue étrangère vivante, les cours de langues locales durant ces deux dernières années du cursus primaire sont laissés à la libre appréciation de chaque établissement.

 Néanmoins, plusieurs députés ou associations privées, comme l'Association des Enseignants taïwanais, ont émis une protestation auprès du ministère, demandant que les termes " langues locales " soient remplacés par ceux de " langues maternelles ", une référence qui leur semble mieux appropriée. Ils ont aussi réclamé que cet enseignement soit étendu à l'ensemble des neuf années scolaires du programme et que lui soit consacré un plus grand nombre d'heures de cours.